Le ministre malien de la Défense, Sadio Camara, a été tué dans une attaque terroriste contre sa résidence samedi, a rapporté dimanche en premier Al Jazeera.
Citant des sources familiales, l'agence AFP a également confirmé la mort du ministre.
La maison de Camara à Kati, une localité située à 15 kilomètres au nord-ouest de la capitale malienne Bamako, a été la cible d'explosions qui ont considérablement détruit la résidence, a indiqué l'AFP.
Camara a été transporté à l'hôpital de Bamako, mais il a succombé à ses blessures, selon Al Jazeera, qui citait des sources bien informées.
Dimanche matin, un important contingent de soldats avait été déployé devant l'hôpital dans lequel Camara recevait des soins, a rapporté l'AFP.
Ses proches collaborateurs avaient auparavant nié que l'attaque terroriste l'ait blessé.
Une figure clé du gouvernement
Au moment de la publication de cet article, le gouvernement malien n'avait pas encore publié de déclaration officielle sur l'état de Camara.
La mort présumée de Sadio Camara constitue la plus haute perte au sein des responsables de l'État depuis la série d'attaques terroristes persistantes au Mali, qui, jusqu'à récemment, visaient des civils et des officiers militaires.
Camara était une figure centrale du gouvernement malien et entretenait des relations solides avec le président du pays, Assimi Goita.
Camara avait occupé le poste de ministre de la Défense à deux reprises : d'abord d'octobre 2020 à mai 2021, puis de juin 2021 jusqu'à sa mort présumée le 26 avril 2026.
Des attaques coordonnées
Ce haut gradé, formé au Mali et en Russie, est décédé à l'âge de 47 ans.
Le Mali a subi des attaques terroristes coordonnées samedi, plusieurs villes, dont la capitale, ayant été visées par des terroristes et des séparatistes.
Au moins 16 personnes ont été tuées dans ces frappes, selon le gouvernement. Les Nations unies, l'Union africaine et la Türkiye ont condamné les attaques.
Dimanche, un calme relatif régnait, bien que de nouveaux affrontements aient été signalés dans la ville septentrionale de Kidal.
Les forces armées y affrontaient des rebelles touaregs.
















