Environ 1 430 personnes ont été déplacées en une seule journée dans cinq villages de l'État du Darfour du Nord, dans l'ouest du Soudan, en raison de la dégradation de la situation sécuritaire, a indiqué jeudi l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Selon l'agence onusienne, ces déplacements ont concerné mardi les villages de Shatmarta, Sangari, Goz Laban, Dal Barida et Khair Wajid, situés dans la localité d'Umbro, où les habitants ont fui face à l'insécurité croissante.
Une partie des déplacés s'est réfugiée dans d'autres secteurs de la localité d'Umbro, tandis que d'autres ont franchi la frontière vers le Tchad voisin.
L'OIM a précisé que la situation sécuritaire dans la zone demeurait « tendue et volatile » et qu'elle poursuivait le suivi de son évolution.
Ces nouveaux déplacements interviennent trois jours après que l'organisation a fait état de quelque 2 260 personnes contraintes de fuir deux autres villages de la même localité, également en raison de l'insécurité.
Selon le collectif indépendant Emergency Lawyers, les villages d'Umbro sont la cible d'attaques menées depuis environ un mois par les Forces de soutien rapide (FSR), groupe paramilitaire accusé de raids contre des marchés, d'incendies de villages et de pillages à grande échelle.
Les FSR contrôlent quatre des cinq États de la région du Darfour ainsi qu'une grande partie du cinquième, tandis que l'armée soudanaise conserve le contrôle de secteurs du Darfour du Nord et de la majorité des 18 autres États du pays, dont la capitale Khartoum.
Le Soudan est plongé dans un conflit depuis avril 2023, lorsque des affrontements ont éclaté entre l'armée et les FSR sur fond de désaccord concernant l'intégration du groupe paramilitaire au sein des forces armées. La guerre a provoqué l'une des plus graves crises humanitaires au monde, faisant des dizaines de milliers de morts et près de 13 millions de déplacés.



















