Les autorités népalaises de gestion des catastrophes ont annoncé dimanche qu'au moins 750 personnes ont été tuées au Népal suite à une inondation dévastatrice qui a frappé la région frontalière entre le pays himalayen et la Chine mercredi.
Les autorités népalaises mettent en garde contre le risque de nouvelles inondations ce dimanche et ont appelé les habitants des zones touchées à la plus grande vigilance après la hausse du niveau des eaux dans la rivière Bhote Koshi.
Des alertes aux crues ont été envoyées aux téléphones des citoyens ce dimanche matin, tandis que les équipes de secours s’efforçaient de dégager une route nationale reliant Katmandou à l’une des zones les plus durement touchées par les inondations dévastatrices survenues mercredi dernier.
Le bilan des victimes des inondations au Népal et au Tibet s’est élevé à 750 morts, en plus de plus de 3 000 personnes portées disparues, selon la dernière mise à jour des données ce dimanche.
Plus tôt dimanche, les autorités de gestion des catastrophes du Népal ont déclaré qu’au moins 734 personnes avaient trouvé la mort dans le pays à la suite d’une inondation dévastatrice qui a balayé la région frontalière entre ce pays de l’Himalaya et la Chine mercredi.
Parallèlement, les équipes de secours ont intensifié leurs efforts pour rechercher quelque 3 000 personnes disparues et évacuer les survivants bloqués à la frontière entre le Népal et la Chine, trois jours après les inondations.
En Inde, les autorités ont indiqué avoir repêché sept corps dans des fleuves prenant leur source au Népal, que l’on pense être des victimes des inondations ; ces découvertes ne sont toutefois pas comptabilisées dans le bilan officiel des morts.
Victimes étrangères : la Chine a annoncé dimanche que 261 ressortissants étrangers originaires de 23 pays sont portés disparus du côté chinois, dans la région tibétaine du passage frontalier avec le Népal, après un glissement de boue qui a ravagé une zone de l’Himalaya, tandis que le nombre de morts au Tibet a atteint 16.
Des responsables de la région autonome du Tibet ont déclaré lors d’une conférence de presse que le plus grand nombre d’étrangers portés disparus étaient originaires du Népal, au nombre de 104, tandis que 49 Indiens, 33 Lettons, 18 Américains et 15 Britanniques figuraient également parmi les disparus. Ils ont indiqué que Pékin en avait informé les missions diplomatiques étrangères.
Il s’agit du premier classement des disparus par nationalité fourni côté chinois depuis l’effondrement de blocs glaciaires mercredi, qui a provoqué un flux d’icebergs, de roches, de boue et de débris à travers les rivières himalayennes.
Les autorités ont précisé que 16 personnes sont mortes à Gyirong (Kyirong) jusqu’à la soirée de samedi et que 546 personnes y sont portées disparues.
Au Népal, les services de gestion des catastrophes ont indiqué qu’au moins 700 personnes ont péri côté népalais de la frontière, que 2 498 personnes sont encore portées disparues et que 7 514 personnes ont été secourues.
La police locale a déclaré à Reuters que les habitants et les secouristes se sont déplacés vers des zones plus élevées après la montée du niveau du fleuve Trishuli ces dernières heures, ce qui souligne le risque de nouvelles inondations alors même que les opérations de secours se poursuivent.
Parmi les disparus figurent des centaines de touristes, de pèlerins et d’étrangers travaillant sur des chantiers de construction de barrages dans la région, ainsi qu’un nombre sans cesse croissant d’habitants des villages détruits.
L’association "Isha", dirigée par le leader hindou Sadhguru, a annoncé samedi sur Instagram que 80 de ses membres se trouvaient en pèlerinage à Gyirong, la zone la plus touchée par la catastrophe.
Samedi, les proches des personnes disparues continuaient d’affluer au centre de secours népalais installé en poste avancé dans une caserne militaire de la ville de Bidur.
« Réchauffement climatique » : la télévision centrale chinoise (CCTV) a affirmé que la catastrophe « résultait de l’instabilité des glaciers sous l’effet à long terme du réchauffement climatique ».
La chaîne a ajouté, citant des résultats de recherches menées par des scientifiques chinois, que le glissement de terrain parti du côté népalais a mis entre six et sept minutes pour atteindre le poste-frontière de Gyirong.
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La Chine a mobilisé plus de 2 100 secouristes en urgence et alloué au moins 220 millions de yuans (32,7 millions de dollars) pour soutenir les efforts de secours. Elle fournit également au Népal une aide financière d’urgence, des fournitures de secours en cas de catastrophe, des données satellitaires et hydrologiques, ainsi que des experts en sauvetage de tunnels.
La CCTV a précisé que les deux pays coopèrent pour identifier les citoyens et étrangers portés disparus, et pour renforcer leur collaboration en matière de prévention et d’atténuation des catastrophes ainsi que de lutte contre le changement climatique.
Des milliards de dollars : le ministre népalais des Affaires étrangères, Shisir Khanal, a déclaré samedi que le coût de la reconstruction des zones et des infrastructures détruites par les inondations pourrait atteindre « plusieurs milliards ».
« Nous allons évaluer les pertes et les dégâts, puis organiser nos efforts. J’en appelle à la communauté internationale pour qu’elle nous apporte son soutien », a-t-il ajouté.
Il a poursuivi : « Pour l’heure, la priorité reste les opérations de secours et de sauvetage du plus grand nombre de vies possible », en ajoutant que le pays avait aussi besoin de ressources médico-légales pour identifier les victimes par des prélèvements d’ADN.
La Croix-Rouge a estimé à environ 93 000 le nombre de personnes affectées par l’événement, évoquant une destruction « immense ».
Les États-Unis ont annoncé samedi qu’ils verseraient une aide de 3,6 millions de dollars au Népal, après avoir initialement promis 500 000 dollars immédiatement après la catastrophe.
Le ministère américain des Affaires étrangères a déclaré dans un communiqué publié sur la plateforme X qu’il fournirait « une aide humanitaire vitale d’une valeur supérieure à 3,6 millions de dollars, comprenant une aide alimentaire d’urgence suffisante pour environ trois mois pour jusqu’à 10 000 familles touchées par les inondations ».
















