| Français
AFRIQUE
3 MIN DE LECTURE
Pascaline Bongo devant la justice française pour corruption présumée au Gabon
La fille aînée du défunt président gabonais Omar Bongo et sœur du président déchu Ali Bongo, comparaît à partir de lundi devant le tribunal correctionnel de Paris pour des soupçons de corruption au Gabon en 2010 et 2011.
Pascaline Bongo devant la justice française pour corruption présumée au Gabon
Pascaline Bongo devant la justice française pour des soupçons de corruption au Gabon. Photo : Others / Others

Directrice de cabinet de son père jusqu'à sa mort en 2009 puis collaboratrice de son frère Ali, renversé par un coup d'Etat en août dernier, Mme Bongo, 67 ans, est soupçonnée d'avoir accepté d'intervenir en faveur de la société française Egis Route dans l'attribution de marchés publics contre la promesse de huit millions d'euros.

Poursuivie pour corruption passive d'agent public étranger, elle est jugée avec l'entreprise et cinq autres prévenus.

Le procès de Pascaline Bongo est prévu jusqu'à jeudi.

Pascaline nie les accusations

"Ma cliente sera présente. Elle ne craint pas la justice française", indique à l'AFP son avocate, Corinne Dreyfus-Schmidt.

Lire aussi

Gabon: les Bongo, près de 60 ans au pouvoir

Pascaline Bongo, qui conteste les faits, "n'a été en contact avec personne, il n'y a pas de contrat signé, aucun marché n'a été conclu et rien dans le dossier ne permet de dire qu'il y a eu une remise d'argent", soutient Me Dreyfus-Schmidt.

"Rien ne tient dans ce dossier, le problème de compétence territoriale, les problèmes de prescription, les problèmes de qualification juridique...Tout ça pour arriver à renvoyer des gens devant une juridiction pour rien", insiste l'avocate, qui regrette "une attraction très forte de la justice française pour le nom Bongo".

Partenariat fictif

Selon le quotidien Libération qui a dévoilé l'affaire, Mme Bongo aurait accepté un "partenariat fictif" pour qu'Egis participe à la création de l'Agence nationale des grands travaux du Gabon via un marché public de consulting.

Cette structure, créée par Ali Bongo après son arrivée à la tête du Gabon, supervisait les chantiers d'infrastructures (routes, stades) et les projets immobiliers publics.

Sur le banc des prévenus aux côtés de Pascaline Bongo, Egis Route, deux de ses anciens cadres et son directeur commercial, Christian Laugier, anciennement chargé des activités Afrique et ex-directeur général du groupe.

Au total, dix descendants du richissime patriarche gabonais (président de 1967 jusqu'à sa mort en 2009), ont été mis en examen depuis mars 2022.

Mi-janvier, la cour d'appel de Paris a rejeté les recours de trois des enfants Bongo, dont celui de Pascaline Bongo, contre leur mise en examen dans ce dossier.

Au total, environ 70 millions d'euros de "biens mal acquis" ont été saisis à ce jour dans cette affaire.

➤Suivez-nous sur TRT Afrika Français via notre chaîne WhatsApp

SOURCE DE L'INFORMATION:TRT Afrika et agences
Plus de contenus
L'opposant ougandais Kizza Besigye s'effondre au tribunal lors de son procès pour trahison
Soudan : Des Boeing transportaient des armes destinées aux RSF, selon des experts de l’ONU
RDC : la Cour constitutionnelle valide sous réserves la loi sur les référendums
Les États-Unis réclament l'extradition de six Kényans accusés d'une vaste cyberfraude
Algérie : qui est Khalida Boufedech, première femme présidente de l'Assemblée populaire nationale ?
Mali : Bassirou Diomaye Faye à Bamako pour une "visite de travail et de solidarité"
L'Ouganda annonce la fin de l'épidémie d'Ebola de 2026
Minerai de fer : le Cameroun condamné à verser 616 millions de dollars à Sundance
Le bilan de l’épidémie d’Ebola dépasse 1 400 morts en RDC
Trump remercie le Maroc pour avoir nommé une autoroute en son honneur
Que retenir de la rencontre Diomaye Faye - Macky Sall, au-delà de la candidature à l'ONU ?
Zoos humains : un symbole du colonialisme et du racisme au cœur de l'Occident
L'expulsion des migrants laisse des employeurs à court de main-d'œuvre en Afrique du Sud
Le Ghana va rapatrier 1 000 autres ressortissants d'Afrique du Sud
Soudan : l'armée reprend aux paramilitaires une zone stratégique dans le Nord-Kordofan
Sénégal : Diomaye Faye lance son nouveau parti, officialisant la rupture avec Ousmane Sonko
RDC : la grève des personnels de santé s'aggrave, les cas d'Ebola frôlent les 3 000
Tunisie-France: La diffusion d'une interview controversée fait monter la tension entre le deux pays
Mali : l’État-major qualifie de crime de guerre la torture et l’exécution de militaires
Six médinas séculaires des Comores inscrites au patrimoine mondial de l'Unesco