Le Soudan a rejeté vendredi les accusations selon lesquelles il aurait mené des frappes aériennes sur le territoire tchadien, soulignant son engagement en faveur de relations stables avec ses voisins.
Le Tchad avait accusé son voisin oriental d'avoir poursuivi et bombardé un convoi militaire à plus de 100 km (62 miles) à l'intérieur de son territoire, dans la région d'Ennedi, la semaine dernière. Il a indiqué qu'il n'y avait pas de victimes parmi ses forces, mais que le niveau d'alerte avait été porté au plus haut.
Dans un communiqué, le ministère soudanais des Affaires étrangères a affirmé que ces accusations avaient été formulées sans enquête indépendante.
« Le gouvernement de la République du Soudan respecte pleinement la souveraineté de la République du Tchad, son intégrité territoriale et la sécurité de ses frontières », a déclaré le ministère, ajoutant que le Soudan restait engagé en faveur de « relations fraternelles, du bon voisinage et des intérêts communs » liant les deux pays.
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Le ministère a déclaré qu'il « est surpris par des positions attribuant catégoriquement la responsabilité aux Forces armées soudanaises ».
Les Forces armées soudanaises (FAS) sont engagées dans une guerre civile avec les Forces de soutien rapide (FSR), une force paramilitaire, depuis avril 2023. Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts et déplacé environ 13 millions de personnes, selon l'ONU.
Menaces transfrontalières
Le Tchad a déjà exprimé des inquiétudes concernant des menaces transfrontalières liées au conflit. Des experts de l'ONU ont indiqué que le Tchad avait été utilisé comme voie d'acheminement d'armes en provenance de pays étrangers vers les FSR, bien que le Tchad ait nié ces allégations.
En réponse à l'attaque signalée par drone, le Tchad a déployé environ 100 véhicules blindés et des camions de brouillage électronique près de la localité orientale de Tiné, à proximité de la frontière soudanaise, selon une source locale citée par Reuters.
Le Soudan a également réitéré son engagement en faveur de relations stables avec le Tchad et l'Éthiopie, appelant à ce que les questions frontalières et de sécurité soient traitées par le biais d'un dialogue direct et d'une coordination.

























