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La FIFA licencie son directeur des opérations, sur fond de désaccord sur son ouverture aux investisseurs privés
Le Français Kevin Lamour, considéré comme le numéro trois de l’instance, s’était opposé au projet de Gianni Infantino d’ouvrir les activités commerciales de la FIFA aux investisseurs privés.
La FIFA licencie son directeur des opérations, sur fond de désaccord sur son ouverture aux investisseurs privés
Le bureau de la FIFA en Suisse

La Fédération internationale de football (FIFA) a licencié son directeur des opérations, le Français Kevin Lamour, après son opposition au projet d’ouverture de l’instance à des investisseurs privés, a rapporté mardi la Direction des sports de Radio France.

L’instance dirigeante du football mondial aurait mis fin, lundi matin, avec effet immédiat, au contrat de son numéro trois, selon une source proche du dossier citée par le média français, confirmant une information du média américain The Athletic.

Originaire de Brest, Kevin Lamour avait récemment exprimé son désaccord avec le projet du président de la FIFA, Gianni Infantino, visant à confier une partie des activités commerciales de l’organisation à une société extérieure ouverte aux capitaux privés.

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Le projet, annoncé le 28 juillet, prévoyait la création de la FIFA Forward Enterprise (FFE), qui devait gérer les activités commerciales de l’instance ainsi que des compétitions, dont les Coupes du monde.

Présentée après avoir été révélée dans la presse, l’initiative avait finalement été abandonnée face à l’opposition de plusieurs acteurs du football, notamment l’Union des associations européennes de football (UEFA).

Une contestation au sein de la FIFA

Plusieurs hauts responsables de la FIFA ont pris leurs distances avec Gianni Infantino au sujet de ce projet.

Le Français Arsène Wenger, directeur du développement du football mondial au sein de l’instance, avait notamment estimé que le retrait du projet était « absolument nécessaire ».

Carlos Cordeiro, conseiller principal du président de la FIFA, avait démissionné le 31 juillet en affirmant s’opposer « catégoriquement » à l’ouverture envisagée aux investisseurs privés.

L’UEFA, qui avait menacé de boycotter les Coupes du monde, a déclaré avoir « perdu confiance » en Gianni Infantino. La Confédération de football d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes (Concacaf) a, pour sa part, réclamé une « remise à plat complète » de la gouvernance de la FIFA.

Gianni Infantino est actuellement le seul candidat déclaré à sa succession lors de l’élection prévue en mars 2027 à Rabat, au Maroc.

Pour obtenir un nouveau et dernier mandat de quatre ans, il devra recueillir la majorité des voix des 211 fédérations membres de la FIFA.

SOURCE DE L'INFORMATION:AA