Les États-Unis imposent des sanctions contre des combattants colombiens au Soudan
Des centaines d'anciens soldats colombiens se sont rendus au Soudan pour soutenir les paramilitaires RSF, tant au combat que sur le plan technique, participant à des affrontements dans tout le pays, selon le département du Trésor.
Les États-Unis ont imposé vendredi des sanctions à cinq entreprises et individus accusés d'avoir recruté d'anciens militaires colombiens pour combattre aux côtés d'un groupe paramilitaire au Soudan.
« Ce réseau a alimenté le conflit, engendrant l'une des pires crises humanitaires et famines au monde », a déclaré le département du Trésor dans un communiqué.
Les États-Unis ont exhorté l'armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (RSF) à accepter une trêve humanitaire de trois mois sans conditions, a précisé le Trésor.
La guerre brutale qui oppose depuis trois ans l'armée soudanaise aux RSF a engendré ce que les organisations humanitaires qualifient aujourd'hui de pire crise humanitaire au monde.
Des centaines d'anciens soldats colombiens se sont rendus au Soudan pour soutenir les RSF, tant au combat que sur le plan technique, participant à des affrontements dans tout le pays, a indiqué le Trésor américain.
Les sanctions annoncées vendredi visent notamment Fenix Human Resources SAS, une agence de placement basée à Bogota (Colombie), et son gérant, José Libardo Quijano Torres ; l’ancien colonel de l’armée colombienne José Oscar Garcia Batt, propriétaire de la société de recrutement Global Qowa Al-Basheria SAS, également basée à Bogota, et son gérant, Omar Fernando Garcia Batte.
Ces sanctions entraînent le blocage de tous les biens et intérêts des personnes et entreprises désignées aux États-Unis.