L’Iran dément avoir lancé des missiles contre des États du Golfe après le cessez-le-feu
Les Gardiens de la révolution iraniens affirment que les forces iraniennes n’ont mené aucune attaque de missiles ou de drones depuis l’entrée en vigueur de la trêve, rejetant les informations médiatiques qu’ils attribuent à « l’ennemi sioniste ».
L’Iran a démenti, vendredi tôt, avoir lancé des missiles ou des drones contre des États du Golfe depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, rejetant des informations faisant état d’attaques contre des installations situées dans plusieurs pays de la région.
Dans un communiqué relayé par l’agence semi-officielle Fars, le Corps des gardiens de la révolution iranien (CGRI) a affirmé que les forces armées iraniennes « n’ont rien lancé contre aucun pays » durant la période du cessez-le-feu.
« Les forces armées de la République islamique d’Iran n’ont effectué aucun lancement vers un quelconque pays depuis le début du cessez-le-feu jusqu’à présent », indique le texte.
Le CGRI a estimé que, si ces informations étaient avérées, elles seraient l’œuvre de « l’ennemi sioniste » ou des États-Unis.
Il a également assuré que toute attaque menée par les forces iraniennes ferait l’objet d’une annonce officielle.
Téhéran a souligné que toute action non revendiquée par les autorités iraniennes ne saurait être attribuée à l’Iran.
« Toute action ne figurant pas dans les déclarations officielles de la République islamique d’Iran n’a aucun lien avec nous », ajoute le communiqué.
Les États-Unis et l’Iran ont annoncé mardi un cessez-le-feu de deux semaines, conclu grâce à une médiation du Pakistan, présenté comme une étape vers un éventuel accord plus large visant à mettre fin au conflit lancé par Washington et Tel-Aviv contre Téhéran le 28 février, conflit qui a fait des milliers de morts et de blessés.
Alors qu’Islamabad et Téhéran affirment que le cessez-le-feu inclut le Liban, Washington et Tel-Aviv ont, de leur côté, démenti cette inclusion.