RDC : Les rebelles du M23 se retirent de plusieurs positions dans l’est du pays

Le gouverneur militaire du Nord-Kivu, Evariste Kakule Somo, dit avoir observé un "retrait effectif" de plusieurs zones, dont les villages de Lunyasenge, Bukununu, Musiya, Katondi et Kipese en territoire de Lubero.

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Les rebelles du M23 à la frontière de la Grande Barrière, alors que des affrontements opposent les FARDC au poste-frontière de Gisenyi. / Reuters

Les rebelles de l’AFC/M23 se sont retirés de plusieurs positions dans l’est de la République démocratique du Congo, ont rapporté vendredi des médias locaux.

Les rebelles ont commencé à se déplacer lundi depuis plusieurs villages qu’ils occupaient depuis plus d’un an dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu, a indiqué Radio Okapi, citant des sources sécuritaires.

Après leur retrait de villes telles que Lunyasenge, Bukununu, Musiya, Katondi et Kipese, les rebelles auraient établi des camps dans les zones d’Alimbongo, Kirumba et Kanyabayonga en territoire de Lubero dans l’est de la RDC.

Plus tôt jeudi, le gouverneur du Nord-Kivu, Evariste Kakule Somo, a déclaré à des médias locaux à Lubero qu’il avait constaté un "retrait effectif" de plusieurs zones, ce que plusieurs médias ont mentionné dans leur couverture.

Il a appelé la population à rester calme, affirmant que le mouvement des rebelles s’inscrit dans le cadre de "la mise en œuvre des accords de paix, notamment ceux négociés sous l’égide des États-Unis".

Le 4 décembre 2025, le président congolais Félix Tshisekedi et le président rwandais Paul Kagame ont signé un accord de paix économique "historique" visant à mettre fin aux combats dans l’est du Congo.

Cet accord a été signé à la suite d’un accord de paix négocié par le président américain Donald Trump en juin de l’année dernière.

Malgré ces évolutions, la situation sécuritaire reste fragile après l’intensification des combats entre l’AFC/M23 et les forces gouvernementales, selon des sources locales.

Par ailleurs, Lawrence Kanyuka, porte-parole du M23, a accusé l’armée et des combattants pro-gouvernementaux d’avoir lancé dans la nuit des attaques à l’aide de « drones kamikazes » contre leurs compatriotes dans la localité de Mikenke et ses environs, dans une publication sur le réseau social X vendredi.

Aucune communication officielle n’a encore été faite par Kinshasa concernant ces allégations.

Mais Kanyuka a affirmé que ces attaques avaient fait deux morts et un blessé, ajoutant que « ces massacres surviennent malgré la mise en œuvre effective de mesures de confiance par l’AFC/M23 ».