La République démocratique du Congo a annoncé lundi la création d'une unité paramilitaire chargée d'assurer la sécurité des sites miniers du pays, qui recèle d'abondants gisements de minerais très recherchés.
Ce pays d'Afrique centrale produit environ 70 % de la production mondiale de cobalt – un élément essentiel à la fabrication des batteries électriques et aux technologies de défense – et possède certains des gisements de cuivre, de coltan et de lithium les plus riches au monde.
Les sociétés minières chinoises occupent une position dominante dans le pays, bien qu'il existe également des entreprises venues des États-Unis et d'ailleurs.
L'Inspection générale des mines (IGM), un organisme gouvernemental chargé de superviser et de lutter contre la fraude dans le secteur minier, a annoncé la création de la « garde minière ».
Dans un communiqué, elle a indiqué qu'il s'agissait d'une « unité spéciale paramilitaire destinée à sécuriser l'ensemble de la chaîne d'exploitation minière » en RDC.
Doté d’un financement de 100 millions de dollars, ce projet s’inscrit, selon l’IGM, dans le cadre de « partenariats stratégiques » avec les États-Unis et les Émirats arabes unis, mais l’organisme n’a donné aucune précision sur ses sources de financement.
La RDC et le Rwanda ont signé en décembre un accord visant à mettre fin au conflit dans l’est de la RDC, une région longtemps en proie à la violence qui s’est intensifiée avec l’émergence du groupe rebelle M23.
L'accord comprend un volet économique visant à garantir l'approvisionnement des entreprises américaines de haute technologie en minerais stratégiques.

L'IGM a affirmé que la garde minière serait chargée d'assurer la sécurité des sites miniers et du transport des minerais.
« D’ici fin 2028, il est prévu de déployer progressivement un effectif de plus de 20 000 gardes couvrant les 22 provinces minières placées sous la supervision de l’IGM », a ajouté l’organisme.
Les recrues suivront un programme de formation de six mois, et un premier contingent sera déployé en décembre de cette année, a-t-il précisé.













