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AFRIQUE
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RDC: une première mission de vérification du cessez-le-feu déployée dans l'est
Cette mission est arrivée lundi à Minembwe, localité située sur les hauts plateaux de la province du Sud-Kivu, théâtre d'affrontements intenses ces derniers mois, à bord d'hélicoptères de l'ONU.
RDC: une première mission de vérification du cessez-le-feu déployée dans l'est
Les deux parties ont déclaré s'être accordées sur l'importance d'une méthode standardisée pour signaler les allégations de violations du cessez-le-feu

Une première mission régionale de vérification d'un fragile cessez-le-feu entre l'armée congolaise et le groupe rebelle M23 s'est déployée lundi dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), ont indiqué à l'AFP des sources onusienne et gouvernementale.

L'est de la RDC est en proie à des conflits depuis plus de 30 ans. Le groupe rebelle M23 s'y est emparé de vastes pans de territoires dans les provinces du Nord-Kivu (est) et de l'Ituri (nord-est) depuis 2021. Un accord de paix signé en décembre entre la RDC et le Rwanda sous l'égide de Washington n'a pas mis fin aux combats.

Dimanche, le gouvernement suisse a annoncé dans un communiqué que Kinshasa et le M23 se sont mis d'accord sur une feuille de route pour les pourparlers de paix, à l'issue de discussions tenues en Suisse.

Le texte a également mentionné le prochain déploiement sur le terrain d'une mission composé d'experts militaires des pays membres de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL), censée vérifier les violations d'un cessez-le-feu auquel les parties se sont engagées.

Cette mission est arrivée lundi à Minembwe, localité située sur les hauts plateaux de la province du Sud-Kivu (est), théâtre d'affrontements intenses ces derniers mois, à bord d'hélicoptères de l'ONU, selon des sources onusienne et gouvernementale.

Les pourparlers en Suisse sont déroulés à huis clos du 17 au 21 août, et ont également réuni des représentants des États-Unis, du Qatar, de la Suisse, de la Commission de l'Union africaine et du Togo, faisant office de médiateur de l'Union africaine.

Les deux parties ont déclaré s'être accordées sur l'importance d'une méthode standardisée pour signaler les allégations de violations du cessez-le-feu, et convenu de mettre en place un "mécanisme chargé d'examiner les progrès accomplis et de relever les défis liés à la mise en oeuvre des obligations et des engagements pris au titre de l'accord-cadre de Doha", selon le communiqué du gouvernement suisse publié dimanche.

Kinshasa et le groupe rebelle M23 s'étaient déjà engagés en avril à faciliter l'aide humanitaire et à libérer des prisonniers, à l'issue de pourparlers en Suisse. Les combats se sont néanmoins poursuivis dans l'Est congolais. Un premier groupe de prisonniers a été remis au M23 par Kinshasa début août.

SOURCE DE L'INFORMATION:AFP