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Trump donne un ultimatum de 48 h à l'Iran pour rouvrir le détroit d'Ormuz
Le président des États-Unis a déclaré que si l'Iran ne rouvre pas complètement et sans menace le détroit d'Ormuz dans les 48 heures, les États-Unis cibleront et détruiront les centrales électriques de ce pays.
Trump donne un ultimatum de 48 h à l'Iran pour rouvrir le détroit d'Ormuz
Donald Trump, président des États-Unis / Photo: Reuters
22 mars 2026

Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé samedi 21 mars sur le réseau Truth Social que, si l'Iran ne rouvrait pas complètement et sans menace le détroit d'Ormuz dans un délai de 48 heures, les États-Unis cibleraient et détruiraient les centrales électriques du pays.

Il a écrit : « Si, dans les 48 heures à partir de maintenant, l'Iran ne rouvre pas entièrement le détroit d'Ormuz sans aucune menace, les États-Unis viseront et détruiront leurs centrales électriques, et nous commencerons par la plus grande centrale. »

Ce message a été publié à 19 h 44, heure de l'Est (23 h 44 GMT) ; en conséquence, le délai fixé court jusqu'à la fin de la journée de lundi.

M. Trump n'a pas précisé quelle centrale il considérait comme la plus grande.

Abbas Araqchi, le ministre des Affaires étrangères iranien, avait précisé vendredi que l'Iran ne ferait « aucune retenue » en cas d'attaque contre ses infrastructures.

M. Trump avait également indiqué plus tôt lors d'un entretien avec la chaîne PBS qu'il s'était délibérément abstenu de frapper les centrales électriques de Téhéran, car une telle action pourrait infliger des dommages psychologiques pendant des années à la population civile. Ces propos reflètent un ton plus menaçant de sa part.

Fermeture de facto du détroit d’Ormuz

Depuis le début des attaques américaines et israéliennes contre l'Iran, le 28 février, l'Iran a, en réponse, fermé de facto le détroit d'Ormuz.

En temps normal, environ un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondial transite par ce détroit ; sa fermeture contraint les pays à trouver des itinéraires alternatifs et à puiser dans leurs réserves.

La réduction de l'offre en provenance du golfe a fait monter les prix des carburants à l'échelle mondiale et, si les hostilités se poursuivent, risque d'aggraver l'inflation.

L'armée américaine a annoncé samedi avoir frappé un abri iranien où étaient entreposées des armes et qui menaçait les navires transportant du pétrole et du gaz dans le détroit d'Ormuz.

Cette déclaration a été publiée alors que les inquiétudes augmentaient sur les marchés de l'énergie et chez les alliés internationaux de Washington ; plus de vingt pays ont par ailleurs réaffirmé dans une déclaration leur soutien aux efforts visant à rouvrir ce passage vital.