Le chef de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a déclaré mercredi qu’il avait discuté avec des responsables provinciaux de la nécessité du dialogue et de la lutte contre l’impunité, ainsi que des efforts conjoints pour parvenir à une stabilité durable face aux défis sécuritaires persistants dans l’est du pays.
S’adressant aux journalistes à Bunia, la capitale provinciale de l’Ituri, James Swan a réaffirmé l’engagement de la mission de l’ONU à poursuivre son mandat, en donnant la priorité à la protection des civils contre la menace des groupes armés dans les provinces troublées de l’est du Congo.
« Les populations civiles continuent d’être affectées par la violence des groupes armés, provoquant des déplacements massifs et des tensions intercommunautaires », a-t-il déclaré.

La mission de l’ONU continuera à « assurer la protection physique directe de centaines de milliers de personnes déplacées, en étroite collaboration avec les forces congolaises ».
Il a souligné l’importance d’une réponse coordonnée renforcée impliquant les principaux acteurs, y compris les autorités congolaises, les forces de sécurité, la MONUSCO, les acteurs humanitaires et les communautés locales.
Swan a entamé cette semaine une tournée sur le terrain dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, particulièrement touchées par la violence. Il s’agit de sa première visite sur le terrain depuis sa prise de fonctions plus tôt ce mois-ci à Kinshasa.
Robert Seninga, président de l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu, a déclaré que le problème des terroristes des Forces démocratiques alliées (ADF), accusés d’avoir commis de nombreuses violations graves contre les civils dans les deux provinces, ne devrait pas être considéré uniquement comme une affaire interne du Congo.
Il a appelé les casques bleus à assurer le suivi effectif du cessez-le-feu entre les rebelles et le gouvernement dans l’est du Congo et la protection des civils.














