Google DeepMind demande des recherches urgentes sur les risques de l'intelligence artificielle
Le patron de Google DeepMind Hassabis a souligné qu'il était essentiel d'établir des mécanismes de protection solides pour prévenir les dangers les plus graves découlant des systèmes de plus en plus autonomes.
Le directeur de Google DeepMind a appelé à la conduite urgente de recherches supplémentaires sur les menaces que pose l'intelligence artificielle.
Demis Hassabis a déclaré que le secteur a besoin d'une « réglementation intelligente » axée sur les « risques réels » que cette technologie entraîne, a rapporté la BBC vendredi.
Il a fait ces déclarations dans une interview exclusive lors du Sommet sur l'impact de l'intelligence artificielle à New Delhi, la capitale de l'Inde, où s'est achevé samedi le rassemblement intitulé India AI Impact Summit 2026.
Hassabis a souligné qu'il est essentiel d'établir des mécanismes de protection solides afin d'empêcher les dangers les plus graves découlant de systèmes de plus en plus autonomes.
Il a identifié comme deux principaux risques la possibilité d'abus de l'intelligence artificielle par des acteurs malveillants, ainsi que le scénario dans lequel les humains pourraient perdre le contrôle des systèmes à mesure qu'ils deviennent plus performants.
Interrogé sur la possibilité de ralentir le développement de la technologie pour donner aux experts plus de temps pour traiter ces questions, il a répondu que son entreprise peut apporter sa contribution, mais a souligné qu'elle n'est qu'un des nombreux acteurs dans le domaine élargi du développement de l'intelligence artificielle.
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Il a également reconnu que les organismes de régulation peinent à suivre le rythme des progrès de cette technologie.
Le directeur général d'OpenAI, Sam Altman, a lui aussi appelé à une adoption rapide de règles lors du sommet, tandis que le Premier ministre indien Narendra Modi a affirmé que les États doivent coopérer pour garantir que l'intelligence artificielle profite à tous.
Les États-Unis, en revanche, se sont montrés réservés à l'égard d'une telle approche, et le chef de la délégation Michael Kratsios a précisé que l'administration du président Donald Trump s'oppose fermement à l'établissement d'une gouvernance mondiale de l'intelligence artificielle.