La lutte pour le pétrole et les combustibles carbonés du siècle dernier sera remplacée par une compétition autour de l’eau dans la période à venir, alors que la rivalité pour la puissance s’intensifie, a affirmé le président turc.
S’exprimant jeudi lors de l’inauguration de nouvelles installations construites par la Direction générale des travaux hydrauliques d’État, Erdogan a expliqué que des facteurs tels que le changement climatique, la sécheresse, la croissance démographique, l’urbanisation et l’industrialisation accentuaient la pression sur les ressources en eau.
Il a souligné que 2,2 milliards de personnes dans le monde n’avaient pas accès à une eau potable saine, tandis que le Rapport mondial sur le développement de l’eau prévoit qu’environ six milliards de personnes ne disposeront pas d’un accès suffisant à une eau propre d’ici à 2050.
“Dans un siècle marqué par une intensification de la compétition pour la puissance dans tous les secteurs, l’eau reste la ressource la plus stratégique et la plus précieuse en tant que composante essentielle de la production et de l’énergie”, a-t-il insisté.
Le président a ajouté que les signes de cette lutte étaient déjà visibles dans les conflits armés en cours dans la région.
Il a également rappelé que seulement 2,5 % de l’eau totale de la planète était de l’eau douce, et que la population mondiale était passée de trois milliards en 1960 à plus de huit milliards aujourd’hui, alors que les niveaux de précipitations restent inchangés.
“À mesure que les besoins en eau potable augmentent, les ressources en eau diminuent malheureusement rapidement sous l’effet de la consommation excessive et de la pollution”, a conclu Erdogan.
















