Les diplomates burkinabè en poste en France devront quitter le territoire français au plus tard lundi soir, a indiqué le ministère français des Affaires étrangères, cité par TF1 Info et la presse française.
Selon le Quai d’Orsay, cette décision intervient dans le cadre du principe de réciprocité, après le rappel de l’ensemble des diplomates français présents au Burkina Faso. Le ministère a précisé que ces derniers sont rentrés en France « en fin de semaine dernière ».
Paris affirme avoir informé le chargé d’affaires du Burkina Faso à Paris dès lundi dernier de cette mesure. « Il lui a été signifié, dans un esprit de réciprocité, que le personnel diplomatique burkinabè devrait également quitter la France sous sept jours », a déclaré le Quai d’Orsay.

Cette évolution intervient après l’annonce, le 26 juin, par les autorités burkinabè de la rupture des relations diplomatiques avec la France. Le gouvernement français a dit « regretter » cette décision, la qualifiant d’« hostile et sans fondement ».
La rupture diplomatique marque une nouvelle étape dans la dégradation progressive des relations entre Paris et Ouagadougou depuis plusieurs années. Arrivé au pouvoir en septembre 2022, le président de transition du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a engagé une politique axée sur la souveraineté nationale et une diversification des partenariats internationaux.
Dès 2023, les autorités burkinabè avaient demandé le départ de l’ambassadeur de France, dénoncé l’accord de coopération militaire liant les deux pays et obtenu le retrait des forces françaises du territoire burkinabè.
Par la suite, les autorités burkinabè accusent régulièrement Paris de mener des actions contraires à leurs intérêts, tandis que la France rejette ces accusations.
Malgré la rupture diplomatique, les autorités burkinabè ont assuré que cette décision concernait uniquement le cadre institutionnel et ne remettait pas en cause les liens historiques, humains, culturels et sociaux entre les deux peuples.
Selon les données du ministère français des Affaires étrangères, plus de 2 000 Français sont inscrits au registre consulaire au Burkina Faso, tandis que plus de 6 000 ressortissants burkinabè vivent en France.
Les autorités burkinabè n’avaient pas encore réagi officiellement à cette décision française au moment de la publication de cette dépêche.














