La Türkiye a critiqué le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou pour ses propos visant le président Erdogan.
« Tout le monde sait qu’il (Netanyahu) n’a aucune valeur morale ni légitimité pour donner des leçons à qui que ce soit », a écrit le directeur de la communication de la présidence turque, Burhanettin Duran, sur X samedi.
Duran a ajouté : « Netanyahu, qui a orchestré un génocide à Gaza et attaqué sept pays de la région, ose cibler notre président par désespoir ».
Il a en outre souligné que Netanyahu est un « criminel faisant l’objet de mandats d’arrêt et n’ayant plus d’amis », estimant que ses politiques entraînent la région vers l’instabilité et le conflit afin de se maintenir au pouvoir.
« Il devra tôt ou tard rendre des comptes pour ses crimes contre l’humanité », a également lancé le directeur de la communication de la présidence turque, réaffirmant la détermination d’Ankara à lutter « contre les oppresseurs pour un monde plus juste, pacifique et sûr ».
Malaise face à la vérité
Le ministère turc des Affaires étrangères a, de plus, vivement condamné Netanyahu, estimant que les attaques contre le chef d’État turc découlent du « malaise provoqué par les vérités que nous avons révélées sur toutes les plateformes ».
Le ministère a ensuite qualifié Nétanyahou de « Hitler de cette époque » en raison de ses crimes et a rappelé son historique d’agressions régionales.
Évoquant le mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI), le communiqué a mis en garde contre les tentatives de Netanyahu de compromettre les pourparlers de paix en cours et de poursuivre ses politiques expansionnistes.
Le ministère a par ailleurs réaffirmé la détermination de la Türkiye à poursuivre ses efforts pour demander des comptes à Netanyahu pour ses crimes, tout en continuant à soutenir les civils innocents.
Dans ce contexte, il convient de rappeler qu’Israël a lancé une offensive à Gaza en octobre 2023, tuant plus de 72 000 Palestiniens, blessant environ 172 000 personnes et détruisant près de 90 % des infrastructures civiles de l’enclave.
La CPI a émis en 2024 des mandats d’arrêt contre Netanyahu et l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant pour crimes de guerre à Gaza.















