Le gouvernement ivoirien a dissous mercredi la Commission électorale indépendante (CEI), « au regard des réserves relevées à l’endroit de cette institution ainsi que des critiques dont elle fait l’objet », a annoncé Amadou Coulibaly, porte-parole du gouvernement, à l’issue du Conseil des ministres.
« La dissolution de cet organe électoral ouvre la voie à l’avènement d’un nouveau mécanisme de gestion des élections à même de rassurer davantage les acteurs politiques et les Ivoiriens, et de garantir durablement la tenue d’élections apaisées », a indiqué Amadou Coulibaly.
Créée en 2001, conformément à la Constitution du 1er août 2000, la Commission électorale indépendante a été au cœur du dispositif électoral ivoirien durant près de 25 années.
À la suite de cette décision, plusieurs acteurs politiques et de la société civile ont réagi.
Pascal Affi N’Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI), a salué cette annonce.
« La CEI des crises électorales et de la mort a tiré sa révérence. Il faut, ici et maintenant, ouvrir le dialogue avec les organisations politiques et de la société civile pour refonder le système électoral, au nom de la paix et de la stabilité. Vive la lutte pour la démocratie ! », a-t-il écrit sur les réseaux sociaux.
De son côté, Danielle Boni Claverie, présidente de l’Union républicaine pour la démocratie (URD), a indiqué que son parti « prend acte de cette dissolution », tout en appelant à la prudence.
« Nous nous abstiendrons, pour le moment, de lui donner un quelconque qualificatif, car il faut savoir quelle forme prendra la nouvelle structure et dans quelle mesure elle répondra aux exigences de l’opposition en matière de neutralité, d’impartialité et de transparence », a-t-elle déclaré.
Elle a également rappelé que depuis 2020, l’opposition formule des propositions pour confier la gestion des élections à la société civile.
« Nous avons renouvelé ces propositions en 2025 », a-t-elle ajouté, évoquant par ailleurs des « rumeurs » sur un éventuel rattachement de la future CEI au ministère de l’Intérieur.














