C’est un nouveau tournant linguistique en Algérie. Dès la rentrée 2026-2027, l’anglais sera enseigné dès la 3e année du primaire, tandis que le français ne débutera qu’en 4e année. Une première qui confirme le recul progressif de la langue de Molière dans le système éducatif algérien.
La décision a été annoncée par le ministre algérien de l’Éducation nationale, Mohammed Seghir Sadaoui, lors de la préparation de la rentrée scolaire 2026-2027.
Selon le ministère, l’objectif est de renforcer l’apprentissage de l’anglais, présenté comme une langue incontournable dans les domaines scientifique, technologique, économique et culturel.
Le changement est symbolique : l’anglais devient désormais la première langue étrangère apprise par les écoliers algériens, alors que le français occupait historiquement cette place. Le français ne disparaît pas pour autant : il sera enseigné à partir de la 4e année, en parallèle de l’anglais.
Pour Alger, il s’agit officiellement d’un choix pédagogique tourné vers les besoins du futur. Mais dans un contexte de relations souvent tendues avec Paris, cette réforme résonne aussi comme un nouveau signal de l’émancipation linguistique de l’Algérie vis-à-vis de son ancienne puissance coloniale.
Cette évolution intervient alors que les relations entre Alger et Paris connaissent régulièrement des tensions politiques et diplomatiques. Politiquement, le signal est difficile à manquer : un changement de langue, mais surtout un changement de cap.


















