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AFRIQUE
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Guinée-Bissau : les électeurs appelés à trancher sur l’élargissement des pouvoirs du président
Après le Zimbabwe, la Guinée, le Togo, l'Ouganda ou le Tchad, il s'agit du dernier exemple en date d'un pays africain qui a souhaité modifier sa Constitution pour étendre la durée des mandats politiques.
Guinée-Bissau : les électeurs appelés à trancher sur l’élargissement des pouvoirs du président
Une vue prise par drone montre la Praça do Império (Place de l'Empire), située en face du palais présidentiel à Bissau.

Les Bissau-Guinéens ont commencé à voter dimanche lors d'un référendum constitutionnel sur le passage à un régime présidentiel fort pour remplacer l'actuel système semi-parlementaire, une étape cruciale dans ce pays dirigé par une junte censée organiser le retour au pouvoir des civils début décembre. Dans la capitale Bissau, les bureaux de vote ont ouvert à 07H00 locales (et GMT).

La sécurité est renforcée ce dimanche aux points stratégiques de la capitale, avec notamment des membres de la garde nationale et de la police postés à ces endroits.

Le vote doit durer jusqu'à 17H00 et les premiers résultats provisoires sont attendus à partir de mardi prochain.

Après le Zimbabwe, la Guinée, le Togo, l'Ouganda ou le Tchad ces dernières années, il s'agit du dernier exemple en date d'un pays africain qui a souhaité modifier ou changer sa Constitution pour étendre la durée des mandats, supprimer les limites d'âge ou renforcer les prérogatives du pouvoir exécutif.

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Ce scrutin référendaire précède de quelques mois les élections générales prévues le 6 décembre pour un retour au pouvoir des civils.

La Guinée-Bissau est dirigée depuis le 26 novembre dernier, veille de l'annonce prévue des résultats provisoires des présidentielles et législatives, par des militaires qui ont suspendu le processus électoral.

Le projet de nouvelle Constitution vise principalement à remplacer le système semi-parlementaire par un régime présidentiel fort, en octroyant au chef de l'État le pouvoir de nommer et révoquer le Premier ministre, le gouvernement et de dissoudre le Parlement.

L'objectif affiché par les autorités de transition est de stabiliser les institutions avant la présidentielle prévue le 6 décembre.