La Türkiye a annoncé mardi qu’un système de défense aérienne Patriot est en cours de préparation pour entrer en service opérationnel dans l’est du pays, dans le cadre d’efforts coordonnés avec l’OTAN afin de protéger son espace aérien face aux tensions régionales.
Dans un communiqué, le ministère turc de la Défense a affirmé que les Forces armées turques restent « pleinement déterminées à assurer la sécurité de notre pays et de nos citoyens » au regard des récents développements régionaux.
« À la lumière des développements récents dans notre région, les mesures nécessaires sont prises pour sécuriser nos frontières et notre espace aérien, et nous menons des consultations avec l’OTAN et nos alliés », a indiqué le ministère.
Le communiqué précise que, parallèlement aux mesures nationales, l’alliance a renforcé sa posture de défense régionale : « En plus des mesures nationales que nous avons mises en œuvre, l’OTAN a renforcé les dispositifs de défense aérienne et antimissile. »
« Dans ce cadre, un système Patriot est actuellement à Malatya et est préparé pour entrer en service opérationnel afin de soutenir la protection de notre espace aérien », a souligné le ministère.
Il a ajouté que la Türkiye continuerait à coordonner ses actions de défense et de sécurité avec l’alliance.
« Notre pays, qui maintient sa capacité de défense et de sécurité au plus haut niveau, continuera d’évaluer les développements en coopération et en consultation avec l’OTAN et nos alliés, et s’efforcera de garantir la paix et la stabilité régionales », a conclu le communiqué.
Cette annonce intervient dans un contexte de tensions régionales liées aux frappes américaines et israéliennes en Iran.
Les tensions se sont intensifiées depuis qu’Israël et les États-Unis ont lancé des frappes conjointes contre l’Iran le 28 février, faisant environ 1 300 morts, dont le guide suprême Ali Khamenei.
L’Iran a riposté par des frappes de drones et de missiles ciblant Israël, la Jordanie, l’Irak et plusieurs pays du Golfe hébergeant des installations militaires américaines.
L’Iran a également fermé de facto le détroit d’Ormuz autour du 1er mars.
Cette voie stratégique transporte normalement environ 20 millions de barils de pétrole par jour et près de 20 % du commerce mondial de gaz naturel liquéfié.



















