Le bilan de l'attaque perpétrée dans la nuit par des membres présumés du groupe rebelle des Forces démocratiques alliées (ADF) dans l'est de la République démocratique du Congo s'élève désormais à 33 morts, ont indiqué vendredi les autorités.
L'attaque contre plusieurs villages s'est produite dans la nuit de jeudi à vendredi dans le territoire de Beni, dans la province du Nord-Kivu.
L'administrateur du territoire de Beni, Charles Omeonga, a déclaré que les rebelles avaient attaqué plusieurs villages simultanément vers 23 heures, heure locale (04h00 GMT vendredi), tuant des personnes à coups de machettes et à l'aide d'armes à feu.
Les assaillants ont également incendié des habitations et des commerces alors qu’ils s’enfuyaient vers la forêt, forçant les habitants à quitter leurs maisons pour se réfugier dans des localités voisines plus sûres.
Environ 60 habitations et commerces auraient été incendiés, ainsi que des motos.
Selon les médias locaux, après avoir déployé des renforts dans la région, l'armée a lancé des opérations pour poursuivre les assaillants.
Cette attaque s'est produite après que le chef de la mission de maintien de la paix de l'ONU au Congo (MONUSCO), James Swan, eut rencontré les dirigeants de la province du Nord-Kivu pour discuter de la situation sécuritaire dans la région.
Swan, qui a réaffirmé l’engagement de la MONUSCO à soutenir les autorités congolaises dans leurs efforts pour rétablir la paix et la sécurité, a déclaré : « La protection des civils reste notre priorité. »
Les forces ougandaises et congolaises mènent des opérations conjointes contre les terroristes de l’ADF depuis 2021.
Ce groupe, actif depuis des années dans l’est du Congo, est affilié à l’organisation terroriste Daech.


















