Au Mali, 2026 s’ouvre sous le sceau de la “souveraineté irréversible”, selon Assimi Goïta

Dans une allocution diffusée à la télévision nationale, Goïta a salué la résilience du peuple malien face à une année 2025 qu’il a qualifiée « d’année de preuve et de vérité ».

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Assimi Goita a pris le pouvoir le 7 juin 2021/Présidence du Mali / TRT Afrika Français

Le président de la Transition malienne, le général d’armée Assimi Goïta, a affirmé, mercredi, que le Mali a fait un choix « irréversible » en faveur de la souveraineté nationale, lors de son discours à la Nation prononcé à l’occasion du Nouvel An 2026.

Dans une allocution diffusée à la télévision nationale, Goïta a salué la résilience du peuple malien face à une année 2025 qu’il a qualifiée « d’année de preuve et de vérité », marquée notamment par des difficultés énergétiques et économiques, ainsi que par des campagnes de désinformation.

Rendant hommage aux civils et militaires morts pour la Nation, le chef de l’État a également exprimé sa solidarité envers les blessés, les familles endeuillées et les populations affectées par des sinistres récents, soulignant l’importance de la solidarité nationale.

Sur le plan sécuritaire, Assimi Goïta a mis en avant les « avancées significatives » enregistrées par les forces armées et de sécurité dans la lutte contre le terrorisme, évoquant la sécurisation de plusieurs zones, l’amélioration de la liberté de mouvement et le rétablissement progressif de l’autorité de l’État.

Il a par ailleurs souligné le renforcement de la coopération militaire avec le Burkina Faso et le Niger, notamment à travers l’opérationnalisation de la force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES), destinée à faire face à un « ennemi commun ».

Abordant le processus de paix, le président de la Transition a présenté l’adoption de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale comme une étape décisive, insistant sur le caractère « endogène » des solutions maliennes.

Il a annoncé la poursuite du programme de désarmement, démobilisation, réinsertion et intégration (DDRI), avec l’intégration de milliers d’ex-combattants dans plusieurs régions du pays.

Sur le plan institutionnel et culturel, Goïta a défendu l’officialisation des langues nationales et la valorisation des autorités traditionnelles, qu’il a présentées comme un « retour à l’essence » du Mali, visant à renforcer la cohésion sociale et le vivre-ensemble.

Enfin, il a réaffirmé l’engagement des autorités de la Transition à lutter contre la corruption, la délinquance économique et l’impunité, soulignant que « nul n’est au-dessus de la loi ». Le président a assuré que l’année 2026 serait placée sous le signe de la consolidation de la souveraineté et de la construction d’une prospérité partagée.