Le président ougandais, Yoweri Museveni, a appelé les Ougandais vivant et travaillant à l'étranger dans des conditions difficiles à rentrer dans leur pays afin de profiter des opportunités économiques offertes sur place, tout en réaffirmant l'engagement du gouvernement à accompagner leur réintégration.
Dans une série de messages publiés sur X, le chef de l'État a indiqué avoir rencontré, à Kyankwanzi, des ressortissants ougandais récemment revenus d'Afrique du Sud.
Il a assuré que son gouvernement mettrait en place des mesures pour faciliter leur retour à la vie économique, notamment par le renforcement des coopératives d'épargne et de crédit (SACCO).

Museveni a affirmé que le Mouvement de résistance nationale (NRM), au pouvoir, poursuivait sa lutte contre la pauvreté à travers l'éducation, la création de richesses et le développement de l'emploi.
Il a encouragé les rapatriés, en particulier les jeunes, à investir dans des secteurs qu'il considère comme porteurs, tels que l'agriculture commerciale, l'industrie manufacturière, les services ainsi que les technologies de l'information et de la communication.
Le président ougandais a également lancé un appel plus large aux citoyens établis à l'étranger, les invitant à revenir au pays pour saisir les perspectives de développement économique.
Contribution à la lutte anti-apartheid
Évoquant la situation des Ougandais en Afrique du Sud, Museveni a rappelé le soutien historique apporté par son pays à la lutte contre l'apartheid, estimant qu'il était inacceptable que des Africains soient considérés comme des « xénos » sur le continent. Il a, par ailleurs, présenté ses condoléances aux familles des trois ressortissants ougandais décédés récemment en Afrique du Sud.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de préoccupations récurrentes concernant les conditions de vie et de travail de certains migrants africains en Afrique du Sud, où des épisodes de violences visant des ressortissants étrangers ont régulièrement alimenté le débat sur la xénophobie et la protection des migrants.
L'Afrique du Sud a intensifié sa politique de lutte contre l'immigration irrégulière en expulsant ou en rapatriant plus de 53 000 ressortissants étrangers en cinq semaines, principalement originaires du Zimbabwe, du Mozambique et du Malawi.




















