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AFRIQUE
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États-Unis : 427 ressortissants ouest-africains visés par une procédure d’expulsion
Le Nigeria en première ligne avec 134 ressortissants concernés. , devant le Liberia (111) et le Ghana (44). Suivent le Cap-Vert avec 26 personnes, le Sénégal avec 22, la Côte d’Ivoire et la Gambie avec 15 chacune.
États-Unis : 427 ressortissants ouest-africains visés par une procédure d’expulsion
Des Haïtiens expulsés des États-Unis débarquent de l’avion à l’aéroport international de Cap-Haïtien, en Haïti, le jeudi 27 août 2026/Illustration / AP

Les autorités américaines ont publié cette semaine une liste actualisée de 427 ressortissants de 16 pays d’Afrique de l’Ouest, présentés comme faisant l’objet de mesures d’éloignement. Le document recense leurs noms, photographies ainsi que les infractions ou antécédents judiciaires associés à leurs dossiers.

Le Nigeria arrive largement en tête, avec 134 personnes, devant le Liberia (111) et le Ghana (44). Suivent le Cap-Vert avec 26 personnes, le Sénégal avec 22, la Côte d’Ivoire et la Gambie avec 15 chacune, la Mauritanie avec 12, le Burkina Faso et le Niger avec 10 chacun, la Sierra Leone avec 9, le Togo avec 7, la Guinée avec 6, le Mali avec 5, ainsi que la Guinée-Bissau et le Bénin avec un ressortissant chacun.

Fraude, drogue, vols et violences sexuelles

Les faits mentionnés dans les dossiers couvrent un large éventail d’infractions : blanchiment d’argent, fraude, usurpation d’identité, vols, possession de stupéfiants, violences sexuelles et infractions contre des mineurs, entre autres. La publication intervient dans le cadre du renforcement des opérations de l’U.S. Immigration and Customs Enforcement (ICE) contre les personnes en situation irrégulière ayant des antécédents criminels.

Le DHS affirme que l’administration américaine a donné la priorité à l’arrestation et à l’éloignement des personnes qu’elle considère comme des « criminels étrangers », dans le cadre de la politique migratoire de l’administration Trump. Le département avait déjà annoncé le renforcement des opérations d’ICE visant notamment les personnes condamnées pour des crimes violents, des infractions sexuelles ou des trafics de stupéfiants.

Une inscription sur la liste ne signifie pas automatiquement une expulsion

Point important : être cité dans les données d’ICE ne signifie pas nécessairement qu’une personne a déjà été expulsée. Les dossiers d’immigration font l’objet de procédures administratives et judiciaires, et les personnes concernées peuvent être placées en procédure d’éloignement devant un juge de l’immigration. ICE précise par ailleurs que ses opérations d’expulsion concernent les ressortissants étrangers qui ne disposent pas d’une base légale pour rester aux États-Unis, conformément aux procédures prévues par le droit américain.

Cette nouvelle publication illustre néanmoins le durcissement spectaculaire de la politique migratoire américaine, avec une volonté affichée de rendre publiques les opérations visant les immigrants en situation irrégulière et notamment ceux ayant des antécédents criminels.

SOURCE DE L'INFORMATION:TRT Afrika and agencies