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AFRIQUE
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Cyril Ramaphosa : "Je reste et je ne démissionne pas"
Dans une allocution télévisée, Ramaphosa a annoncé qu’il contesterait en justice un rapport parlementaire évoquant des preuves crédibles d’actes répréhensibles, une démarche susceptible de retarder toute procédure de destitution.
Cyril Ramaphosa : "Je reste et je ne démissionne pas"
L'Afrique du Sud obtient 52 milliards de dollars de promesses de financement dans le cadre d'une nouvelle campagne d'investissement. / Reuters

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a exclu lundi de démissionner, lors d'une allocution télévisée, et a annoncé qu'il contesterait en justice le lancement d'une procédure de destitution à son encontre, dans le cadre d'un ancien scandale lié à un important vol d'argent liquide.

Ce dossier est revenu le fragiliser il y a quelques jours après une décision judiciaire invalidant le rejet d'un rapport parlementaire datant de 2022, qui concluait que le chef d'État avait "pu commettre" des actes contraires à la loi.

"Bien que certains milieux aient appelé à ma démission, rien dans l'arrêt de la Cour constitutionnelle ne m'oblige à quitter mes fonctions", a déclaré Ramaphosa, à la tête de l'Afrique du Sud depuis 2018.

"Je reste et je ne démissionne pas."

La plus haute cour du pays a rouvert la porte vendredi à une procédure de destitution le visant en invalidant un vote de l'Assemblée nationale l'ayant protégé et ayant coupé court à la création d'une commission de destitution aux pouvoirs d'enquête plus larges.

Si celle-ci recommande au terme d'une longue procédure une destitution, elle doit encore être votée par l'Assemblée à une majorité des deux tiers.

Le parti de Ramaphosa, l'ANC, quand il détenait encore la majorité absolue dans la chambre, avait rejeté l'adoption du rapport d'un comité indépendant à propos du retentissant scandale de Phala Phala en 2022.

Du nom de sa ferme, où le président élève des bovins rares dans le nord-est du pays, l'affaire a éclaté après la révélation du vol de plusieurs centaines de milliers de dollars en liquide cachés dans un canapé, un cambriolage qu'il est soupçonné d'avoir tenté de dissimuler.

"J'ai décidé de saisir nos tribunaux afin qu'ils examinent le rapport du comité indépendant (...) pour plusieurs motifs, notamment une interprétation erronée de son mandat, de graves erreurs de droit et des conclusions factuelles non fondées", a expliqué Ramaphosa, 73 ans.

Le président avait reconnu un cambriolage mais nié les accusations d'un ancien patron du renseignement affirmant qu'il avait fait enlever les voleurs pour tenter de dissimuler l'affaire.

Il a affirmé qu'il avait signalé l'effraction à la police et expliqué que l'argent provenait de la vente de vingt buffles pour 580 000 dollars.

SOURCE DE L'INFORMATION:TRT Afrika and agencies