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AFRIQUE
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Nigeria: mise en place d'une cour martiale pour juger la tentative de coup d'Etat de 2025
Trente-six officiers accusés ont été conduits vendredi matin dans un centre militaire de la capitale, Abuja.
Nigeria: mise en place d'une cour martiale pour juger la tentative de coup d'Etat de 2025
Mercredi, dans une procédure distincte, six hommes ont plaidé non coupable d'accusations de trahison et de terrorisme / AP

La "mise en place" de la cour martiale nigériane chargée de juger les officiers accusés d'avoir fomenté un coup d'État déjoué en 2025 est en cours, a déclaré vendredi à l'AFP un porte-parole de l'armée, les juges devant prêter serment sous peu.

Trente-six officiers accusés ont été conduits vendredi matin dans un centre militaire de la capitale, Abuja.

Le gouvernement avait dans un premier temps nié l'existence de cette prétendue tentative de putsch à la fin de l'année dernière, avant d'annoncer en janvier qu'il avait déjoué un plan visant à renverser le gouvernement.

S'il avait abouti, il aurait mis fin à un quart de siècle de démocratie dans le pays le plus peuplé d'Afrique.

"L'inauguration est en cours", a déclaré le général de division Samaila Uba à l'AFP dans un SMS, ajoutant qu'il s'agissait d'une "cérémonie officielle qui s'achèvera par la prestation de serment des juges".

La procédure se déroule à huis clos.

Mercredi, dans une procédure distincte, six hommes ont plaidé non coupable d'accusations de trahison et de terrorisme après l'ouverture de leur procès devant la Haute cour d'Abuja, pour cette même tentative de coup d'État.

Ces six hommes sont accusés d'avoir conspiré "entre eux pour faire la guerre contre l'État afin d'intimider le président de la République fédérale", selon des documents du dossier consultés par l'AFP. Ils sont poursuivis également pour avoir eu connaissance des intentions du colonel Mohammed Alhassan Ma'aji et d'autres de "commettre un acte de trahison" sans en informer les autorités.

Ma'aji a été désigné dans de précédents articles de la presse nigériane comme le "cerveau" du complot.

Les six accusés comparaissant devant la Haute cour sont aussi soupçonnés d'avoir planifié de "commettre un acte de terrorisme" et d'avoir "indirectement", mais "en toute connaissance de cause", apporté un "soutien" à Ma'aji "et à d'autres pour commettre un acte de terrorisme".

SOURCE DE L'INFORMATION:AFP
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