La Türkiye met en garde contre toute ingérence étrangère en Iran et appelle à des solutions internes

Le porte-parole du parti AK, Omer Celik, a déclaré que les interventions, notamment celles d'Israël, pourraient entraîner des crises plus graves et une instabilité accrue dans toute la région.

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Le porte-parole du parti AK, Omer Celik / AA

La Türkiye a mis en garde contre toute intervention étrangère en Iran, estimant qu'une telle ingérence ne ferait qu'aggraver les crises tant à l'intérieur du pays que dans la région, et insistant pour que les problèmes internes de l'Iran soient réglés par le dialogue et les dynamiques propres à sa société.

Omer Celik, vice-président et porte-parole du parti AK, a indiqué lundi qu'Ankara ne souhaitait pas voir le chaos s'installer en Iran, tout en reconnaissant l'existence de tensions au sein de la société et des institutions d'État iraniennes.

"Nous ne souhaitons en aucun cas que le chaos s'installe chez notre voisin iranien", a affirmé Celik lors d'une conférence de presse au siège du parti à Ankara, à l'issue de la réunion présidée par le président turc Recep Tayyip Erdogan.

Il a précisé que, comme l'a indiqué le président iranien Massoud Pezeshkian, la résolution des problèmes en Iran devrait reposer sur la dynamique interne de la société iranienne et sur la volonté nationale du pays.

Troubles croissants

« Les interventions étrangères auraient des conséquences bien plus graves », a estimé Celik, ajoutant que celles provoquées par Israël, en particulier, pourraient engendrer des crises d'ampleur et accroître l'instabilité dans toute la région.

Soulignant que cette question devait être abordée par la négociation, le dialogue et une communication renforcée, le responsable turc a indiqué que les récentes déclarations de responsables israéliens visant l'Iran risquaient d'attiser les tensions régionales.

"Cette approche agressive créerait un chaos encore plus grand dans toute la région et doit être catégoriquement rejetée", a-t-il affirmé.

L'Iran connaît actuellement sa plus importante vague de manifestations depuis 2022, tandis que le président américain Donald Trump a fait savoir que Washington pourrait intervenir si la force était utilisée contre les manifestants, faisant craindre une nouvelle escalade des tensions.