RDC: La frappe sur l'aéroport de Kisangani peut constituer un 'acte de terrorisme', avertit l'UA

Le groupe rebelle M23 a déclaré avoir détruit "le centre de commandement des drones militaires installé à l'aéroport de Kisangani".

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Le groupe rebelle M23 a revendiqué la destruction d'un centre de commandement à l'aéroport international de Kisangani Bangoka. / Reuters

L'Union africaine (UA) affirme qu'une attaque par drone cette semaine, menée par le groupe rebelle M23 contre un aéroport civil de Kisangani en RDC, pourrait constituer « un acte de terrorisme ».

Le groupe M23 a revendiqué l'attaque du week-end dernier contre l'aéroport de Bangoka à Kisangani, dans l'est de la République démocratique du Congo, qui est également utilisé par les forces gouvernementales.

L'Union africaine, dans un communiqué publié vendredi sur X, a déclaré que « l'attaque, dirigée contre une infrastructure aéroportuaire située dans un important centre urbain et mettant gravement en danger des populations civiles, constitue une grave violation du droit international humanitaire ».

Le groupe rebelle du M23 n'avait auparavant pas mené de frappes aussi éloignées du territoire qu’il contrôle.

Escalade du conflit

« Cette attaque peut relever d'un acte de terrorisme », a ajouté l'UA.

L'attaque a marqué une escalade du conflit dans l'est de la RDC, où le groupe rebelle M23 s'est emparé de larges pans de territoire depuis le début de 2025.

Le groupe rebelle M23 a affirmé avoir détruit « le centre de commande des drones militaires installé à l'aéroport de Bangoka à Kisangani ».

Le Qatar joue depuis plusieurs mois le rôle de médiateur entre le gouvernement congolais et le M23, et un engagement en vue d'un cessez-le-feu a été signé en juillet.

Parallèlement, la RDC et le Rwanda ont formalisé en décembre à Washington un accord de paix négocié par les États-Unis.

Cette semaine, les Nations unies ont indiqué qu'elles enverraient une mission dans la région volatile pour aider à faire respecter le cessez-le-feu.