Seychelles : à Glacis, un projet de logements sociaux redonne espoir aux familles
Ce modèle pourrait servir de référence pour les futurs projets de logement, en renforçant la dignité et l'accès à des logements abordables. / Demo 1
Seychelles : à Glacis, un projet de logements sociaux redonne espoir aux familles
Les autorités espèrent faire du modèle "Ex-Ferrari" un levier de développement capable d’améliorer durablement les conditions de vie des familles à faibles revenus.
il y a 5 heures

Par Firmain Eric Mbadinga

Aux Seychelles, le projet de logements sociaux de Glacis, connu sous le nom de « Ex-Ferrari », prend progressivement forme et suscite l’enthousiasme des habitants.

Pensé pour répondre à la pénurie chronique de logements, ce programme vise à offrir aux familles à faibles revenus un cadre de vie sûr, digne et durable.

Porté par le gouvernement seychellois avec le soutien de ses partenaires, le projet affiche déjà des résultats concrets.

Au total, 54 logements ont été achevés : 42 lors de la première phase à Ex Oliver et 12 lors de la seconde phase à Ex-Ferrari. Ces nouvelles habitations profitent aujourd’hui à plus de 270 personnes, leur apportant stabilité, sécurité et de meilleures perspectives de vie.

Au-delà de la construction de maisons, l’initiative s’inscrit dans une vision plus large : renforcer la résilience sociale et environnementale tout en élargissant l’accès à des logements abordables.

Les autorités espèrent faire de ce modèle un levier de développement capable d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.

Pour Selma Baceo, mère de deux enfants, ce projet marque la fin d’une attente interminable.

Pendant 22 ans, elle a cherché un logement décent pour sa famille. Aujourd’hui, elle savoure enfin ce nouveau départ.

“Avant, nous vivions dans un espace trop exigu : une seule pièce pour moi, mes deux enfants et mon petit frère. Cette maison est plus spacieuse. Un foyer, c’est un endroit où l’on partage l’amour et où la famille peut se retrouver.”

La Seychelloise raconte que sa fille de 15 ans a eu l’honneur d’ouvrir la porte de leur nouvelle maison pour la première fois, un moment chargé d’émotion.

“Avant, je traînais souvent en ville, parce que je redoutais de rentrer dans notre ancien logement. Aujourd’hui, ma fille a enfin son propre espace.“

L’histoire de Jude Sary, 45 ans, reflète elle aussi les difficultés rencontrées par de nombreuses familles de l’archipel. Après 14 années sur liste d’attente, il a finalement obtenu un logement permanent pour sa famille.

“Nous avons attendu 14 ans. Cela a été difficile, car nos documents administratifs étaient souvent égarés. Aujourd’hui, nous sommes très heureux et profondément émus”.

Pour ce père de famille, posséder une maison représente bien plus qu’un simple toit : c’est la promesse d’un foyer, d’intimité et de sécurité pour ses proches.

Ces témoignages rappellent qu’en dépit de la prospérité relative du pays, les Seychelles figurent parmi les nations africaines les plus riches avec le PIB par habitant le plus élevé et un indice de développement humain parmi les meilleurs du continent, l’accès au logement reste un défi pour de nombreux citoyens.

Avec le projet de Glacis, les autorités espèrent réduire cet écart et offrir à davantage de familles la possibilité de construire un avenir plus stable.