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AFRIQUE
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Pourquoi des enfants kényans incendient-ils leurs écoles et tuent-ils leurs camarades ?
Près de 50 incendies ont ravagé des écoles au Kenya cette année, 16 écolières ont perdu la vie et plus de 100 établissements ont dû fermer temporairement.
Pourquoi des enfants kényans incendient-ils leurs écoles et tuent-ils leurs camarades ?
Ces événements ont mis en lumière les failles persistantes du système éducatif et des dispositifs de sécurité dans les établissements scolaires / Reuters

Cette question hante le Kenya après une série de drames qui ont secoué le pays. Depuis le début de l’année 2026, près de 50 incendies ont été signalés dans des écoles, faisant au moins 16 morts parmi des écolières et provoquant une vive inquiétude au sein de la société kényane.

Le drame le plus meurtrier s’est produit fin mai à l’Utumishi Girls Academy, dans le comté de Nakuru, où un incendie dans un dortoir a coûté la vie à 16 adolescentes. Les autorités soupçonnent un acte criminel et plusieurs élèves ont été interrogées dans le cadre de l’enquête.

Selon des experts et responsables interrogés par l’AFP, cette vague d’incendies est le symptôme d’un malaise plus profond. Surpopulation des internats, infrastructures défaillantes, discipline jugée trop stricte, pression scolaire et manque de moyens alimenteraient frustration et colère chez certains élèves.

Une crise plus profonde

Le phénomène n’est pas nouveau. Le Kenya a déjà connu plusieurs tragédies similaires, notamment l’incendie de Kyanguli en 2001, qui avait fait 67 morts, ou celui de Hillside Endarasha Academy en 2024, où 21 élèves avaient péri.

Ces événements ont mis en lumière les failles persistantes du système éducatif et des dispositifs de sécurité dans les établissements scolaires.

Face à cette nouvelle série de drames, les autorités ont renforcé les inspections et promis des mesures de sécurité plus strictes. Mais pour de nombreux observateurs, la multiplication des incendies révèle surtout une crise plus profonde touchant une jeunesse confrontée à des conditions d’apprentissage difficiles et à un système éducatif sous forte pression.

SOURCE DE L'INFORMATION:TRT Afrika and agencies
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