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Sénégal: l'Assemblée nationale examine un projet de réforme constitutionnelle controversé
Cette proposition de loi du parti Pastef, dirigé par Sonko, président de l'Assemblée nationale, est critiquée par l'opposition et plusieurs organisations de la société civile.
Sénégal: l'Assemblée nationale examine un projet de réforme constitutionnelle controversé
Ce texte est soumis aux députés après la rupture entre le président Faye et Sonko, son ex-compagnon de route politique et ex-Premier ministre, limogé

L'Assemblée nationale du Sénégal a commencé lundi à examiner un texte révisant la Constitution concernant les pouvoirs du chef de l'État, du Parlement et du Premier ministre, une initiative de la majorité parlementaire et de son chef Ousmane Sonko, en plein désaccord avec le président Bassirou Diomaye Faye.

Cette proposition de loi du parti Pastef, dirigé par Sonko, président de l'Assemblée nationale, est critiquée par l'opposition et plusieurs organisations de la société civile.

Ce texte est soumis aux députés après la rupture entre le président Faye et Sonko, son ex-compagnon de route politique et ex-Premier ministre, limogé le 22 mai. Mais Sonko a rebondi le 26 mai, avec son élection comme président de l'Assemblée nationale après que le Pastef a boudé le nouveau gouvernement nommé par le président Faye, en fonction depuis avril 2024.

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La plénière sur la proposition de révision constitutionnelle a débuté à 10H00 GMT, après son adoption mercredi dernier par une commission de l'Assemblée nationale, où le Pastef détient 130 des 165 sièges. Le gouvernement a exprimé son désaccord la semaine dernière sur plusieurs points de la réforme constitutionnelle menée, selon lui, sans concertation avec les acteurs politiques.

Selon le Pastef, la réforme vise à un "meilleur rééquilibrage des prérogatives" entre les pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires du Sénégal, un pays à régime présidentiel.

Avec cette révision, le président de la République "ne pourra plus diriger un parti politique ou une coalition de partis".

Si la proposition de loi est adoptée, l'élaboration du programme de gouvernement - actuellement du ressort exclusif du chef de l'État - sera désormais "défini (par ce dernier) en concertation avec le Premier ministre", un chef de gouvernement qui pourra désormais "nommer aux emplois civils".

La réforme renforce aussi les prérogatives de l'Assemblée nationale avec "un pouvoir d'enquête" élargi par notamment la possibilité pour cette institution "d'entendre toute personne utile", comme les magistrats, qui ne peuvent actuellement pas être auditionnés par les députés.

Par ailleurs, l'institution devra être "obligatoirement informée sur les conventions d'investissement" relatives aux ressources naturelles pour mieux contrôler les finances de l'État.

SOURCE DE L'INFORMATION:AFP