Erdogan met en garde Israël contre tout acte de sabotage de cessez-le-feu en Iran
La Türkiye intensifie ses efforts diplomatiques pour préserver la fragile trêve, tandis qu'Ankara durcit son discours à l'égard d'Israël et se positionne comme un moteur de la paix régionale.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré qu'Ankara intensifiait ses efforts diplomatiques pour apaiser les tensions et prolonger le cessez-le-feu lié au conflit impliquant l'Iran, avertissant que cette fragile trêve ne devait pas être compromise.
S'exprimant mercredi lors de la réunion du groupe parlementaire de son parti, M. Erdogan a réitéré que la Türkiye lançait "les appels et les initiatives nécessaires" pour maintenir les négociations en vie et empêcher une reprise des combats.
"Le cessez-le-feu ne doit pas être saboté"
Erdogan a averti qu'Israël pourrait tenter de faire dérailler le processus, affirmant que le gouvernement israélien "ne doit pas être autorisé à saboter" le cessez-le-feu.
"On ne peut pas négocier les poings serrés", a-t-il lancé. "Il faut saisir la fenêtre d’opportunité ouverte par le cessez-le-feu".
Il a souligné que c’est le dialogue, et non l’escalade militaire, qui doit guider la prochaine phase, appelant à la retenue et à la poursuite du dialogue.
Un soutien sans faille aux alliés
Erdogan a également salué le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez pour sa position sur Gaza et a réitéré les vives critiques de la Türkiye à l'égard des politiques israéliennes, notamment à Gaza, en Cisjordanie occupée et au Liban.
Il a déclaré que la Türkiye continuerait à défendre les droits des Palestiniens et à "être la voix des enfants de Gaza", tout en maintenant la pression pour que les auteurs présumés de crimes de guerre soient traduits en justice.
La Türkiye se positionne comme médiateur
Erdogan a rappelé que la Türkiye restait prête à mener les efforts de paix dans la région, soulignant une politique de longue date visant à promouvoir la stabilité tant sur son territoire qu’à l’étranger.
Alors que les pourparlers de cessez-le-feu sont dans l’impasse, Ankara se positionne à la fois comme un critique virulent de l’agression israélienne et comme un acteur diplomatique clé cherchant à maintenir les négociations sur les rails.