Les États-Unis ont levé les restrictions de sécurité imposées aux navires en provenance du Nigeria après plus d’une décennie, a annoncé mardi le ministre nigérian de la Marine et de l’Économie bleue, Adegboyega Oyetola. Cette décision devrait contribuer à réduire les coûts du transport maritime et à renforcer la compétitivité des ports nigérians.
Ces restrictions, connues sous le nom de « Conditions d’entrée » (CoE), avaient été instaurées par les garde-côtes américains en juin 2014. Elles obligeaient les navires à destination des États-Unis ayant récemment fait escale dans certains ports nigérians à respecter des mesures de sécurité supplémentaires et à se soumettre à des contrôles renforcés avant d’entrer dans les eaux américaines.
Les garde-côtes américains avaient estimé que les ports nigérians ne disposaient pas de mesures antiterroristes suffisamment efficaces, évoquant des lacunes dans le cadre juridique, la supervision de l’autorité maritime compétente, le contrôle des accès et les procédures de manutention des cargaisons.

Selon Oyetola, la levée de ces restrictions fait suite aux améliorations apportées au dispositif nigérian de sécurité maritime et au respect du Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (ISPS). Les autorités américaines n’ont pas immédiatement commenté cette décision.
Désormais, les navires faisant escale dans les ports nigérians avant de se rendre aux États-Unis ne seront plus soumis aux exigences de sécurité supplémentaires prévues par ce programme.
Le ministre nigérian estime que cette mesure permettra d’accélérer le temps de rotation des navires, d’améliorer la fiabilité des horaires et de rendre les ports nigérians plus attractifs pour les compagnies maritimes internationales.

L’Agence nigériane de l’administration et de la sécurité maritime (NIMASA) a indiqué que les garde-côtes américains avaient réalisé quatre évaluations des systèmes de sécurité maritime et des installations portuaires du Nigeria entre mars 2024 et avril 2026.
Les acteurs du secteur estimaient depuis longtemps que ces restrictions avaient alourdi les coûts d’exploitation en raison des inspections supplémentaires, des exigences documentaires et des procédures de sécurité renforcées. Elles avaient également contribué aux retards, à la hausse des tarifs de fret et à l’augmentation des coûts d’assurance.






















