Des hommes armés ont enlevé des élèves du secondaire qui se rendaient à leurs examens d'entrée à l'université ainsi que d'autres voyageurs dans l'État de Benue, au centre du Nigeria, a déclaré jeudi soir le gouverneur de la région. Il s'agit du premier enlèvement d'étudiants signalé cette année.
Au Nigeria, les bandes armées et des terroristes prennent fréquemment pour cible les voyageurs, les écoliers et les communautés rurales. Les autorités n'ont pas précisé qui, selon elles, était à l'origine de ce dernier enlèvement.
L'attaque s'est produite sur la route reliant Makurdi à Otukpo, a indiqué le gouverneur Hyacinth Alia, qualifiant cet acte de "lâche". Il n'a pas précisé le nombre de personnes enlevées, mais les médias locaux ont rapporté que 17 élèves étaient portés disparus.
"Le fait de prendre pour cible des citoyens innocents, en particulier des élèves se rendant à leurs examens, est inacceptable et va à l'encontre de toutes les normes d'humanité et d'ordre civil", a ajouté Alia dans un communiqué.
Les forces de sécurité ont lancé des opérations de recherche et de sauvetage, le gouvernement ayant ordonné que "tout soit mis en œuvre" pour localiser les victimes.
Les enlèvements de masse, malgré les promesses répétées du gouvernement de prévenir de tels incidents, continuent de perturber l'éducation, le commerce et les déplacements, ce qui amène les habitants, exaspérés, à s'interroger sur l'efficacité des autorités face à cette menace.
Le président américain Donald Trump a invoqué cette insécurité pour menacer de recourir à une intervention militaire au sujet de ce qu'il qualifie de persécution des chrétiens au Nigeria. Le gouvernement, composé de chrétiens et de musulmans, affirme que l'insécurité touche les fidèles des deux religions.














