L'article, publié le samedi 12 avril, affirmait qu'Erdogan avait menacé d'envahir Israël, citant des propos prétendument tenus lors d'un événement politique.
L'article attribuait au président turc les propos suivants : "De même que nous sommes entrés en Libye et au Karabakh, nous pouvons entrer en Israël", des propos qui n'ont jamais été tenus.
Paul Nuki, rédacteur en chef du Telegraph, a publié un bref communiqué reconnaissant l'erreur.
"Bonjour, nous avons retiré l'article. Les citations semblent être anciennes ou totalement inventées. Veuillez nous excuser", a-t-il écrit sur les réseaux sociaux.
Cette affaire a relancé les interrogations sur les normes éditoriales de l'un des journaux les plus prestigieux de Grande-Bretagne.
L'article a été publié dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient, suite à un cessez-le-feu fragile, une période où la désinformation concernant les acteurs régionaux peut avoir de graves conséquences.
Les médias occidentaux ont pris l'habitude de déformer la position de la Türkiye en matière de politique étrangère et de travestir les déclarations des responsables turcs.
Ankara a maintes fois exhorté les organisations médiatiques internationales à respecter les normes journalistiques fondamentales dans leur couverture des affaires turques, les avertissant que les reportages fabriqués ou sortis de leur contexte alimentent le sentiment anti-turc et compromettent les efforts diplomatiques dans les régions instables.
Le Daily Telegraph n'a publié aucune rectification officielle, hormis le bref message de Nuki sur les réseaux sociaux.
















