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Burkina Faso : l’ONU ferme son bureau des droits de l’homme
Cette annonce fait suite à la décision gouvernementale des autorités burkinabè, en avril 2026, de suspendre les activités du bureau.
Burkina Faso : l’ONU ferme son bureau des droits de l’homme
Le chef de la diplomatie a pris acte de ces positions tout en dénonçant des pratiques jugées intrusives / TRT Afrika Français

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a annoncé, jeudi dans un communiqué, qu’il fermerait progressivement son bureau au Burkina Faso d’ici au 30 novembre 2026.

"Je regrette profondément la décision des autorités burkinabè de suspendre pour une durée indéterminée nos opérations dans le pays, et le fait que les échanges intensifs menés avec elles depuis lors n’ont pas permis de résoudre la situation", a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk dans le communiqué.

Il a soutenu que cette suspension a eu "un impact direct et considérable" sur la capacité du bureau à exercer pleinement son mandat, le conduisant à décider de mettre progressivement fin à sa présence dans le pays.

Le bureau de l’ONU avait vu ses activités suspendues il y a trois mois par les autorités, à la suite de la publication d’un communiqué de presse de l’ONU appelant à préserver l’espace civique.

La décision gouvernementale avait été motivée par la déclaration du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Monsieur Volker TÜRK, accusant l'Etat burkinabè de restreindre de l'espace civique, selon les autorités burkinabè dans une note.

Mardi, le chef de la diplomatie burkinabè, Karamoko Jean Marie Traoré, lors d’un entretien avec le coordonnateur résident par intérim du système des Nations Unies au Burkina Faso, Maurice Azonnankpo, a soutenu que cette position du gouvernement burkinabè vise à envoyer un signal aux partenaires qui voudront fouler aux pieds la souveraineté nationale et l’intérêt supérieur des Burkinabè.

Traoré a expliqué qu’il était temps pour les patrons des organisations internationales "d’arrêter de se comporter en super policiers en outrepassant les principes de l’accord de siège parfois au profit des intérêts personnels".

Le bureau des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) au Burkina Faso avait ouvert en octobre 2021.

SOURCE DE L'INFORMATION:AA
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