L'Afrique du Sud a identifié la souche Andes du hantavirus, qui se transmet de personne à personne, chez deux débarquées d'un navire de croisière touché par une épidémie, selon la présentation du ministre de la Santé au parlement mercredi.
L'épidémie s'est produite à bord du MV Hondius, un navire de croisière exploité par Oceanwide Expeditions, actuellement stationné au large du Cap-Vert.
D'autres souches de hantavirus sont le plus souvent transmises aux humains par contact avec des rongeurs infectés ou leurs urines, déjections ou salive.
Le bateau est parti d'Argentine il y a environ trois semaines avec environ 150 passagers, parcourant l'Antarctique et d'autres régions isolées avant de se diriger vers l'Afrique de l'Ouest.
Traçage des contacts
L'Organisation mondiale de la Santé indique qu'elle a commencé à retracer les personnes voyageant sur un vol entre l'île de Sainte-Hélène et Johannesburg pris par un passager de la croisière qui est décédé du hantavirus.
La Néerlandaise, dont le mari est décédé du virus à bord du navire désormais bloqué au large du Cap-Vert, a débarqué à Sainte-Hélène avec « des symptômes gastro-intestinaux » le 24 avril. Son état « s'est détérioré pendant un vol vers Johannesburg », et elle est décédée le 26 avril, a indiqué l'OMS. « Le traçage des contacts pour les passagers du vol a été initié », a-t-elle ajouté.
Environ 150 personnes sont encore bloquées à bord du Hondius, qui transportait principalement des passagers britanniques, américains et espagnols lors d'un voyage parti d'Argentine en mars et qui se trouve maintenant au large de la côte ouest de l'Afrique.
Les sept cas liés au virus comprenaient trois personnes décédées, une en état critique et trois présentant des symptômes bénins, a indiqué l'OMS dans un communiqué lundi soir.
Infection respiratoire
Les experts en santé mettent en garde contre le fait que le hantavirus, une maladie transmise par les rongeurs, peut entraîner des affections respiratoires graves.
Il se transmet généralement lorsque des particules issues des urines ou des déjections de rongeurs deviennent aéroportées. Bien que la transmission interhumaine soit rare, elle reste possible dans certains cas.
La maladie débute généralement par des symptômes ressemblant à la grippe mais peut évoluer rapidement vers une insuffisance cardiaque et respiratoire.
Selon les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), le virus présente un taux de mortalité d'environ 40 %.









