Perte de la Légion d’honneur : Nicolas Sarkozy rejoint Pétain dans l'Histoire
L’ancien président Sarkozy entre dans l’histoire aux cotés du maréchal Pétain seul chef d’Etat français qui s’est vu retirer la légion d’honneur. / TRT Afrika Français
Perte de la Légion d’honneur : Nicolas Sarkozy rejoint Pétain dans l'Histoire
Sarkozy, qui a dit “l’Afrique n’est pas entrée dans l’histoire", rejoint le maréchal Pétain dans l’histoire. Suite à sa condamnation, ce fils d’immigrés perd sa Légion d’honneur, exactement comme l’homme qui avait collaboré avec l'Allemagne nazie.

Par La Rédaction

Nicolas Sarkozy est très connu en Afrique et en particulier dans l’espace francophone africain pour avoir déclaré dans son discours de Dakar prononcé le 26 juillet 2007 à l'université Cheikh-Anta-Diop de Dakar, que “l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire”. Ce qui avait suscité des réactions indignés et des critiques contre l’attitude arrogante et paternaliste des autorités françaises.

18 ans après ce discours maladroit, l’ancien président entre dans l’histoire aux cotés du tristement célèbre maréchal Pétain, qui était jusqu’alors le seul chef d’Etat français qui s’est vu retirer la légion d’honneur.

Nicolas Sarkozy s'est vu retirer la Légion d'honneur, la plus haute distinction française, une sanction rarissime pour un ex-chef d'Etat prononcée à la suite de sa condamnation à un an de prison ferme pour corruption, selon un arrêté publié dimanche.

La Légion d'honneur est la plus haute distinction française, créée en 1802 par Napoléon Bonaparte, pour récompenser les mérites civils ou militaires rendus à la nation française.

L'ex-président de droite (2007-2012) devient ainsi le deuxième chef de l'Etat français privé de cette distinction après le maréchal Pétain, à qui la Légion d'honneur avait été retirée après sa condamnation en août 1945 pour haute trahison et intelligence avec l'ennemi. Pétain avait collaboré avec les occupants allemands lors de la deuxième guerre mondiale.

Sarkozy, qui a mené des politiques agressives contre les migrants, africains notamment, est lui-même issu de l’immigration.

Né le 28 janvier 1955 de parents immigrés grecs et hongrois, il a obtenu le titre d'avocat et a poursuivi des études supérieures en sciences politiques à l'Institut d'études politiques de Paris (1979-81).

Son père, Pál Sarkozy de Nagy-Bócsa, est un aristocrate hongrois ayant fui le communisme en Hongrie après la Seconde Guerre mondiale. Sa mère, Andrée Mallah, est d’origine française avec des racines juives séfarades grecques.

La condamnation de Nicolas Sarkozy pour corruption est devenue définitive après le rejet de son pourvoi en décembre. Il a été reconnu coupable, avec son avocat, d’avoir tenté d’influencer un magistrat en échange d’un poste à Monaco. C’est une première pour un ancien président français.

Condamné à trois ans d'emprisonnement, dont un an ferme, en détention à domicile sous surveillance électronique, pour corruption et trafic d'influence, l'ancien président a porté pendant trois mois un bracelet électronique. Il se l'est vu retirer mi-mai à la suite d'une requête permise par son âge (70 ans).

Nicolas Sarkozy, qui a toujours clamé son innocence, a déposé un recours devant la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH).

Mais ses soucis judiciaires sont loin d’être finis.

Nicolas Sarkozy est également mis en cause dans plusieurs affaires judiciaires et a notamment comparu début 2025 pour des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. Le jugement dans ce dossier sera rendu fin septembre.

SOURCE DE L'INFORMATION:TRT Afrika
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