Trump limoge Pam Bondi de son poste de ministre de la Justice des États-Unis

Le ministre adjoint de la Justice, Todd Blanche, assurera l’intérim, déclare le président américain

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Donald Trump a renvoyé Pam Bondi du poste de procureure générale, lui reprochant notamment de ne pas avoir assez enquêté / AP

Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi le départ de Pam Bondi de son poste de ministre de la Justice, le principal responsable de l’application de la loi aux États-Unis.

« Nous aimons Pam, et elle va rejoindre un poste important et très attendu dans le secteur privé, dont l’annonce sera faite prochainement », a déclaré Trump sur sa plateforme de réseaux sociaux Truth Social.

Le ministre adjoint de la Justice, Todd Blanche, assurera l’intérim, a précisé Trump, faisant référence à son ancien avocat personnel.

Selon les médias, Trump aurait été frustré que Bondi n’ait pas suffisamment poursuivi des personnalités qu’il considère comme ses opposants, telles que l’ancien directeur du FBI James Comey ou Letitia James, ancienne procureure générale de New York.

Trump a salué Bondi comme une « grande patriote américaine et une amie loyale » et a souligné son « travail remarquable » au cours de l’année écoulée, notamment sa supervision d’une « répression massive de la criminalité à travers le pays », qui, selon lui, a contribué à faire chuter le nombre de meurtres à son plus bas niveau depuis 1900.

Pam Bondi devient ainsi la deuxième haute responsable de l’administration Trump à quitter ses fonctions ces dernières semaines, après le départ de la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, le 5 mars, dans un contexte de critiques sur sa gestion du département et l’agenda migratoire du président.

Durant son mandat, Bondi a été critiquée sur plusieurs dossiers, notamment la gestion par le ministère de la Justice des affaires liées au délinquant sexuel Jeffrey Epstein, ainsi que pour ses témoignages jugés insultants et méprisants devant le Congrès le mois dernier.

Alors que Trump lui reprocherait de ne pas avoir poursuivi ses ennemis avec suffisamment de vigueur ou de résultats, ses détracteurs accusent Bondi d’avoir transformé le ministère de la Justice, traditionnellement un département non partisan, en un cabinet juridique privé servant les objectifs politiques du président.