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AFRIQUE
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Traoré : "Désormais, l’or doit être transformé, contrôlé, valorisé et certifié au Burkina Faso"
Le Burkina Faso a inauguré sa première raffinerie d’or pour renforcer sa souveraineté économique.
Traoré : "Désormais, l’or doit être transformé, contrôlé, valorisé et certifié au Burkina Faso"
Le Burkina Faso figure parmi les principaux exportateurs d’or de la région/Photo : Présidence du Faso

Le Burkina Faso a inauguré sa première raffinerie d’or, dans le cadre des efforts du gouvernement militaire pour renforcer la souveraineté économique du pays après avoir rompu avec plusieurs partenaires occidentaux traditionnels.

« Désormais, l’or du Burkina Faso ne doit pas seulement être extrait au Burkina Faso, il doit y être transformé, contrôlé, valorisé et certifié », a déclaré lundi le président Ibrahim Traoré, au cours de l’inauguration de la raffinerie, baptisée Raffinor-BF.

À travers l’Afrique de l’Ouest, plusieurs gouvernements cherchent à reprendre le contrôle de leurs ressources naturelles en révisant les codes miniers, en limitant les exportations de matières premières brutes et en renforçant la participation de l’État.

La Guinée et le Ghana ont récemment restreint les exportations d’or. Le Mali a annoncé la construction d’une raffinerie d’or avec le groupe russe Yadran, tandis que la Côte d’Ivoire prévoit d’en ouvrir une l’an prochain.

Le Burkina Faso figure parmi les principaux exportateurs d’or de la région, mais son secteur minier est perturbé par les violences de groupes terroristes.

Sous le capitaine Ibrahim Traoré, les ressources naturelles sont présentées comme un enjeu de souveraineté. La raffinerie s’inscrit dans la volonté du gouvernement de réduire sa dépendance à l’égard des États et entreprises étrangers, notamment occidentaux, et de transformer les ressources naturelles sur le territoire national plutôt que de les exporter à l’état brut.

« Les ressources naturelles appartiennent au peuple », a souligné Ibrahim Traoré. « Elles doivent contribuer à améliorer ses conditions de vie, dans le respect de l’environnement, de la justice sociale et dans l’intérêt des générations futures ».

Construite sur cinq hectares à Ouagadougou, la raffinerie dispose d’une capacité de 164 tonnes d’or par an, selon la présidence, avec un objectif à terme de 515 tonnes. Le Burkina Faso a produit 94 tonnes d’or l’an dernier, d’après les autorités.

Raffinor-BF a coûté plus de 11 milliards de francs CFA, soit environ 19 millions de dollars. Le projet a été financé par l’État, notamment à travers la Société nationale des substances précieuses (SONASP), ainsi que par le secteur privé.

SOURCE DE L'INFORMATION:TRT Afrika and agencies