La Banque mondiale a annoncé mercredi un nouveau financement de 93 millions de dollars pour renforcer la riposte à l’épidémie d’Ebola en Afrique, alors que la République démocratique du Congo (RDC) s’efforce de contenir la flambée actuelle, selon un communiqué de l’institution.
80 millions de dollars seront consacrés au renforcement de la surveillance épidémiologique, des capacités des laboratoires, de la prise en charge clinique des malades, ainsi que des mesures de prévention et de contrôle des infections et de la mobilisation communautaire dans les zones touchées en RDC.
« Les urgences sanitaires n’attendent pas, et nous non plus », a déclaré Albert Zeufack, directeur de division de la Banque mondiale pour la RDC.
Selon la dernière mise à jour du ministère de la Santé, le pays a enregistré 9 066 cas confirmés d’Ebola, dont 4 381 décès, depuis la déclaration de l’épidémie en mai.

Sept provinces sont touchées : le Haut-Uele, l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Bas-Uele, la Tshopo et le Sud-Ubangi.
Le financement contribuera également au maintien des services de santé maternelle et infantile en Ituri, épicentre de l’épidémie, afin d’éviter que la crise sanitaire n’accroisse les risques pour les femmes et les nouveau-nés.
Il permettra aussi de protéger les moyens de subsistance des communautés affectées et de garantir aux enfants la possibilité de poursuivre leur scolarité en toute sécurité, précise le communiqué.
À l’échelle régionale, 13 millions de dollars supplémentaires serviront à renforcer la préparation aux urgences sanitaires, les capacités de riposte et la résilience de 11 pays, dans le cadre du programme de préparation, de riposte et de résilience aux urgences sanitaires, a indiqué la Banque mondiale.
En mai, après la déclaration de l’épidémie en RDC et en Ouganda, les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) avaient averti que dix pays africains présentaient un risque élevé de propagation du virus.
Il s’agissait du Soudan du Sud, du Rwanda, du Kenya, de la Zambie, de la République centrafricaine, de la Tanzanie, de l’Éthiopie, de l’Angola, du Congo et du Burundi.
Alors que l’Ouganda a été déclaré exempt d’Ebola, le Kenya a signalé la semaine dernière son premier cas importé en provenance de la RDC.
À ce jour, le Groupe de la Banque mondiale a engagé 426,6 millions de dollars pour l’ensemble de la riposte à l’urgence liée à Ebola, au moyen d’une combinaison de financements sous forme de dons et de prêts concessionnels, nouveaux et existants.





















