Les violences ont commencé au coucher du soleil mardi et se sont terminées mercredi à la mi-journée. Photo : Reuters

"Pour l'instant, nous avons enregistré au moins 28 morts, mais le bilan pourrait s'alourdir", a déclaré rapporté vendredi l'AFP qui cite un haut responsable de la région de Tillaberi, proche du Mali.

Certains corps ont été "emportés" par le fleuve Niger, a -t-il ajouté.

Les violences ont commencé au coucher du soleil mardi et se sont terminées mercredi à la mi-journée, a précisé le responsable.

A Ayorou, l'un des quatre départements touchés, quatre personnes ont été tuées et 26 blessées par balles et armes blanches, selon une source locale.

Les autorités militaires qui ont renversé le président Mohamed Bazoum le 26 juillet n'ont pas confirmé les meurtres.

Une source sécuritaire a déclaré qu'"une centaine de civils" avaient trouvé la mort dans les dernières violences près des frontières avec le Burkina Faso et le Mali, où les djihadistes frappent régulièrement.

Une personnalité de la société civile de la région a déclaré que les violences étaient dues à un "cycle de représailles" entre les éleveurs peuls et les Djermas, peuple sédentaire qui peuple la région.

"Il y a eu une attaque contre les bergers, alors des jeunes bergers armés ont exercé des représailles ... et cela s'est répété dans d'autres villages", a déclaré le membre de la société civile.

Les deux groupes se sont affrontés à la fin du mois d'avril et au début du mois de mai dans les villages et les hameaux situés le long de la rivière, faisant des dizaines de morts et de blessés. Des milliers de personnes ont été temporairement déplacées.

Un journaliste de la radio locale a déclaré à l'AFP que les affrontements d'avril-mai faisaient suite à "plusieurs meurtres" de villageois par des djihadistes présumés qui volent le bétail et prélèvent des taxes.

Sous le président Bazoum, les autorités ont régulièrement mené des campagnes de sensibilisation mettant en garde la population contre les tentatives des djihadistes d'attiser les tensions communautaires.

AFP