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AFRIQUE
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Le Sénégal tente de rassurer après avoir signé un accord sanitaire avec les États-Unis
Dakar et Washington ont signé un accord de 135 millions de dollars sur cinq ans pour lutter contre le VIH/SIDA et le paludisme au Sénégal. Mais aucun dossier médical individuel ne sera transmis, selon les autorités sénégalaises.
Le Sénégal tente de rassurer après avoir signé un accord sanitaire avec les États-Unis
Cet accord s’inscrit dans la stratégie « America First Global Health » de l’administration Trump. / Reuters
il y a 7 heures

Dakar tente de rassurer les observateurs après que le Sénégal et les États-Unis ont signé, vendredi à Dakar, un protocole d’accord dans le domaine de la santé d’une valeur de 135 millions de dollars sur cinq ans.

Cet accord s’inscrit dans la stratégie de santé mondiale de l’administration du président américain Donald Trump et vise à renforcer la coopération dans plusieurs domaines prioritaires, notamment la lutte contre le VIH/SIDA, le paludisme, la surveillance des maladies et la préparation aux épidémies.

Selon le gouvernement sénégalais, les États-Unis contribueront à hauteur de 63 millions de dollars, tandis que le Sénégal apportera un cofinancement de 72 millions de dollars sur la période prévue.

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Les autorités sénégalaises ont précisé que Dakar prendra progressivement en charge certaines dépenses actuellement couvertes par Washington, notamment l’approvisionnement en produits médicaux et le financement des agents de santé de première ligne.

Selon RFI, la radio publique française, une source au ministère sénégalais de la Santé a indiqué qu’aucun volet migratoire n’était inclus dans cet accord, contrairement à certains partenariats conclus par les États-Unis avec d’autres pays africains.

Concernant la gestion des données sanitaires, le ministère a affirmé qu’aucun dossier médical individuel ne sera transmis, précisant que seules des statistiques agrégées seront partagées afin de vérifier l’utilisation des financements.

Selon les autorités sanitaires sénégalaises, ce mécanisme de suivi est une pratique courante dans les programmes de coopération internationale.

La question du partage de données avait suscité des débats au Kenya en décembre, lorsque Washington avait demandé à Nairobi un accès direct aux données sur certains agents pathogènes à potentiel épidémique, des informations qui étaient jusqu’alors transmises exclusivement à l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Cet accord s’inscrit dans la stratégie « America First Global Health » de l’administration Trump.

Depuis janvier, Washington a signé des accords similaires avec une quinzaine de pays africains, contournant les organisations multilatérales, dont l’OMS, que les États-Unis ont officiellement quittée en janvier.

SOURCE DE L'INFORMATION:TRT Afrika and agencies