L'Académie nationale du renseignement de Türkiye organise un forum majeur intitulé « Türkiye-Africa Strategic Dialogue », qui se déroule du 9 au 10 février à Ankara.
Le programme réunit des participants de haut niveau de Türkiye et de nombreux pays africains, notamment la Somalie, le Soudan, le Kenya, l'Éthiopie, l'Érythrée, le Nigeria, l'Égypte, le Tchad, l'Afrique du Sud, le Sénégal et la Gambie.
Il comprend des panels consacrés à la défense, à la sécurité, à l'énergie et aux communications.
Dans son discours d'ouverture, le directeur de l'Académie du MIT, le professeur Talha Kose, a déclaré que le programme porterait sur les évolutions que connaît aujourd'hui l'Afrique.
Kose a souligné l'importance de l'Afrique sur la scène mondiale, insistant sur le fait que les évolutions du continent ne concernent pas seulement l'Afrique, mais le monde entier.
Il a insisté sur le fait que Türkiye ne considère pas l'Afrique comme « une arène de compétition, une sphère d'influence ou une géographie où l'on poursuit des intérêts à court terme ».
Au contraire, elle considère les pays africains comme des « acteurs égaux » partageant des valeurs communes avec la Türkiye.
Il a affirmé que la Türkiye s'emploie à construire des relations selon le principe des « solutions africaines aux problèmes africains ».
Engagement structuré
Dans son intervention, le ministre de la Justice de la Somalie, Moallim Mahmoud Sheikhali, a estimé que ce dialogue intervient à un moment où les relations entre l'Afrique et la Türkiye ont atteint une maturité stratégique qui exige un engagement plus profond et structuré.
Il a souligné que les liens entre l'Afrique et la Türkiye sont historiques et distincts de ceux façonnés par les anciennes puissances coloniales occidentales.
Ils se sont construits sur le respect mutuel, l'avantage réciproque et le partenariat — plutôt que sur la domination, l'exploitation ou l'imposition.
Selon Sheikhali, l'Afrique a besoin de paix, de stabilité et de partenariats authentiques, précisant que depuis des années la Türkiye agit comme un partenaire de développement « gagnant-gagnant ».













