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TÜRKİYE
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La Türkiye et les pays du Golfe condamnent les frappes meurtrières israéliennes contre Damas
La Türkiye a condamné la frappe israélienne sur Beit Jinn, la qualifiant de violation de la souveraineté syrienne, après la mort de 13 civils et 24 blessés.
La Türkiye et les pays du Golfe condamnent les frappes meurtrières israéliennes contre Damas
Vue des destructions à Beit Jin après un raid de l’armée israélienne dans la région de Qatana, en zone rurale de Damas, le 28 novembre 2025.
29 novembre 2025

Les condamnations des responsables musulmans se sont multipliées après l’attaque israélienne de vendredi contre des zones rurales de la région de Damas, en Syrie, qui a fait au moins 13 morts, parmi lesquelles des femmes et des enfants, et 24 blessés.

Les frappes visant Beit Jinn ont également blessé six soldats israéliens, dont trois grièvement, selon un communiqué de l’armée israélienne.

Ce communiqué affirme que les forces israéliennes ont arrêté des membres de la “Jaama Islamiya”, accusés d’opérer dans la région de Beit Jinn, dans le sud de la Syrie, et de préparer des attaques contre des civils israéliens.

Selon un décompte de l’agence Anadolu, l’armée israélienne a mené 48 raids dans le sud de la Syrie au mois de novembre.

Türkiye

La Türkiye a appelé, vendredi, Israël à cesser immédiatement ses attaques contre la ville de Beit Jinn, dans la campagne de Damas, estimant que ces frappes violent la souveraineté syrienne et mettent en péril les civils ainsi que la stabilité régionale.

« À l’approche du 8 décembre, anniversaire de la libération du peuple syrien, et alors que la communauté internationale appelle à la stabilité en Syrie, Israël montre une nouvelle fois qu’il poursuit un agenda destructeur avec ses attaques contre la ville de Beit Jinn », a déclaré sur X le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères, Oncu Keceli.

Il a ajouté qu’Israël, bien qu’il ne fasse face à aucune menace provenant de la Syrie, viole la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays par ses offensives militaires, mettant en danger les civils et la stabilité régionale.

Keceli a demandé l’arrêt immédiat des attaques israéliennes, accusant celles-ci d’entraver la capacité du gouvernement et du peuple syriens à établir la sécurité, la prospérité et la paix sociale, et soulignant que tous les acteurs responsables de la communauté internationale ont un devoir en la matière.

Qatar

Les pays arabes ont condamné la frappe israélienne, le ministère qatari des Affaires étrangères estimant que cette escalade « accroît les tensions et sape les efforts visant à assurer la sécurité et la stabilité dans la région ».

Le ministère a appelé la communauté internationale à agir immédiatement pour mettre fin aux violations israéliennes, protéger les civils et traduire les responsables en justice conformément au droit international.

Le Qatar a réaffirmé sa « pleine solidarité » avec le gouvernement et le peuple syriens et a dit soutenir tous les efforts visant à mettre fin aux attaques et à préserver la sécurité, la stabilité et l’intégrité territoriale de la Syrie.

Jordanie

La Jordanie a également condamné l’attaque israélienne, la qualifiant d’« escalade dangereuse et provocatrice » qui ne fait qu’attiser les tensions et les conflits régionaux.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a indiqué que le royaume « condamne fermement » l’incursion et les frappes ayant causé la mort et des blessures chez des dizaines de Syriens.

Le ministère a qualifié l’assaut de « violation flagrante » de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Syrie ainsi que d’atteinte manifeste du droit international.

Il a réaffirmé le « rejet absolu » de l’attaque par la Jordanie, la présentant comme un préjudice direct porté à la vie des citoyens syriens et comme une violation de la souveraineté d’un État arabe.

Le communiqué a également appelé à mettre immédiatement fin à toutes les actions israéliennes sur le territoire syrien, estimant que de telles attaques violent la Charte des Nations Unies et les obligations d’Israël au titre de l’Accord de désengagement de 1974.

Koweït

Dans un communiqué, le ministère koweïtien des Affaires étrangères a condamné l’attaque, estimant que « ces agressions criminelles ne sont qu’un prolongement de l’approche déstabilisatrice d’Israël, qui menace la sécurité et la stabilité de la région et sape les efforts régionaux et internationaux de désescalade ».

Le ministère a souligné que l’attaque « constitue une violation flagrante de la souveraineté de la République arabe syrienne et une infraction manifeste au droit international humanitaire et aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de l’ONU ».

Ligue arabe

La Ligue arabe a qualifié l’attaque israélienne contre la ville de Beit Jinn de « violation flagrante » du droit international et de l’accord de désengagement.

Elle a appelé la communauté internationale, représentée par le Conseil de sécurité de l’ONU, à assumer ses responsabilités pour freiner ce qu’elle décrit comme « l’agression et l’impunité » d’Israël envers la Syrie et l’ensemble de la région.

Le secrétaire général du CCG, Jasem Albudaiwi, a déclaré que les « violations criminelles » répétées d’Israël en Syrie compromettent les efforts visant à instaurer la sécurité et la stabilité régionales.

Des données gouvernementales indiquent que, depuis décembre 2024, Israël a mené plus de 1 000 frappes aériennes en Syrie et plus de 400 incursions transfrontalières dans les provinces du sud.

Après la chute du régime de Bachar al-Assad fin 2024, Israël a élargi son occupation du plateau du Golan syrien en s’emparant de la zone tampon démilitarisée, une mesure qui viole l’accord de 1974 conclu avec la Syrie.

SOURCE DE L'INFORMATION:TRT Français