Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Yván Gil Pinto, a condamné, ce samedi, les frappes visant la capitale Caracas, les qualifiant de « violation flagrante » de la Charte des Nations unies.
Il a estimé que ces attaques compromettent la paix et la stabilité internationales et mettent en danger la vie de millions de personnes.
« La République bolivarienne du Venezuela rejette, condamne et dénonce devant la communauté internationale l’agression militaire extrêmement grave menée par l’actuel gouvernement des États-Unis d’Amérique contre le territoire et la population vénézuéliennes, visant des sites civils et militaires dans la ville de Caracas, capitale de la République, ainsi que dans les États de Miranda, d’Aragua et de La Guaira », a déclaré le ministre dans un communiqué.
« Une telle agression menace la paix et la stabilité internationales, en particulier en Amérique latine et dans les Caraïbes, et met gravement en péril la vie de millions de personnes », a-t-il ajouté.
Selon lui, l’objectif de ces attaques serait de s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, notamment le pétrole et les minerais, et d’affaiblir l’indépendance politique du pays.
« Ils n’y parviendront pas », a-t-il assuré.
« La tentative d’imposer une guerre coloniale afin de détruire la forme républicaine de gouvernement et d’imposer un ‘changement de régime’, en alliance avec l’oligarchie fasciste, échouera, comme toutes les tentatives précédentes », a poursuivi le chef de la diplomatie vénézuélienne.

Il a également indiqué que le président Nicolás Maduro avait signé un décret déclarant l’« état de perturbation extérieure » sur l’ensemble du territoire national, afin de protéger les droits des citoyens et d’assurer le fonctionnement des institutions de l’État.
« Agression impériale »
Le ministre a appelé les peuples et les gouvernements d’Amérique latine, des Caraïbes et du reste du monde à se mobiliser en solidarité « face à cette agression impériale ».
Plus tôt dans la journée de samedi, plusieurs fortes explosions ont été entendues dans la capitale vénézuélienne, selon des médias, dans un contexte de tensions croissantes avec les États-Unis.
Citant des responsables américains, CBS News a rapporté que le président américain Donald Trump aurait ordonné des frappes contre des sites à l’intérieur du Venezuela, dont des installations militaires.
Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux semblent montrer d’épaisses colonnes de fumée s’élevant de plusieurs zones de la ville, tandis que des sirènes d’alerte aérienne étaient audibles.
Dans une interview préenregistrée et diffusée jeudi sur la télévision d’État, le président Nicolás Maduro a déclaré que son pays restait ouvert à des discussions avec les États-Unis sur une coopération en matière de lutte contre le trafic de drogue.
Il a affirmé être prêt au dialogue « quand ils le voudront, où ils le voudront et comme ils le voudront ».
Il a accusé Washington de chercher à provoquer un changement de régime au Venezuela, estimant que l’objectif était de prendre le contrôle des vastes ressources pétrolières du pays par le biais d’une campagne de pression menée depuis plusieurs mois.











