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AFRIQUE
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Les pays de l'AES dénoncent une "ingérence grave" après une résolution du Parlement européen
L'AES rejette une résolution adoptée par le Parlement européen appellant notamment à la libération immédiate et inconditionnelle de l'ancien président nigérien Mohamed Bazoum
Les pays de l'AES dénoncent une "ingérence grave" après une résolution du Parlement européen
Les dirigeants des trois pays de l’AES / Reuters
il y a 11 heures

La résolution adoptée par le Parlement européen appelle notamment à la libération immédiate et inconditionnelle de l'ancien président nigérien Mohamed Bazoum

La Confédération des États du Sahel (AES) a exprimé, jeudi, sa "vive indignation" à la suite de l’adoption par le Parlement européen d’une résolution portant sur la détention de l'ancien président nigérien Mohamed Bazoum.

Dans un communiqué signé par le président de la Confédération, Ibrahim Traoré, également chef de l’État du Burkina Faso, l’organisation régionale a "condamné avec fermeté" ce qu’elle qualifie "d’ingérence grave, concertée et délibérée dans les affaires intérieures d’un État souverain".

L’AES reproche à l’institution européenne d’avoir adopté, le 12 mars, une résolution intitulée "sur la détention arbitraire du président Mohamed Bazoum par la junte au Niger", dénonçant une approche jugée "sélective et malveillante".

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Selon le texte, le Parlement européen aurait "passé sous silence" des violations du droit international ainsi que la crise sécuritaire persistante dans la région du Sahel, marquée par des attaques contre des populations civiles.

La Confédération estime également que cette résolution reflète des "intentions réelles" visant à préserver des intérêts économiques et géostratégiques, accusant certains acteurs d’être animés par "un paternalisme rétrograde" et une "nostalgie d’un passé colonial révolu".

Elle affirme, en outre, ne "recevoir ni injonctions ni leçons de gouvernance", appelant les acteurs européens à "se recentrer sur la gestion de leurs propres crises sociétales".

L’organisation régionale souligne que cette initiative européenne est "totalement en déphasage" avec la dynamique politique, économique et sociale engagée dans l’espace confédéral, assurant qu’elle "ne saurait en aucun cas influencer sa marche".