L'administration Trump est en train de presque tripler le nombre de pays dont les titulaires de passeports devront déposer des cautions allant jusqu'à 15 000 $ pour demander à entrer aux États-Unis.
Moins d'une semaine après avoir ajouté sept pays à la liste des nations soumises aux cautions pour l’obtention de visas, portant le total à 13, le Département d'État a ajouté mardi 25 pays supplémentaires.
Pour ce pays, cette exigeance va prendre effet le 21 janvier, selon un avis publié sur le site travel.state.gov.
Cette mesure signifie que 38 pays, la plupart situés en Afrique mais certains en Amérique latine et en Asie, figurent désormais sur la liste, rendant le processus d'obtention d'un visa américain inabordable pour beaucoup.
Les nouveaux pays couverts par l'exigence de cautionnement pour visa à compter du 21 janvier sont : Algérie, Angola, Antigua-et-Barbuda, Bangladesh, Bénin, Burundi, Cap-Vert, Cuba, Djibouti, Dominique, Fidji, Gabon, Côte d'Ivoire, Kirghizistan, Népal, Nigeria, Sénégal, Tadjikistan, Togo, Tonga, Tuvalu, Ouganda, Vanuatu, Venezuela et Zimbabwe.
La caution ne garantit pas le visa
Ils rejoignent Bhoutan, Botswana, République centrafricaine, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Malawi, Mauritanie, Namibie, Sao Tomé-et-Principe, Tanzanie, Turkménistan et Zambie sur la liste.
Il s'agit de la dernière initiative de l'administration Trump pour durcir les conditions d'entrée aux États-Unis, qui comprend notamment l'obligation pour les ressortissants de tous les pays soumis à visa de se présenter à des entretiens en personne et de divulguer des années d'historique de leurs réseaux sociaux ainsi que des récits détaillés de leurs précédents déplacements et de leurs conditions de logement, ainsi que ceux de leur famille.

Les responsables américains ont défendu ces cautionnements, qui peuvent varier de 5 000 $ à 15 000 $, affirmant qu'ils sont efficaces pour s'assurer que les ressortissants des pays visés ne dépassent pas la durée de validité de leur visa.
Le paiement d’une caution ne garantit pas l'octroi du visa, mais le montant est remboursé si le visa est refusé ou lorsque le titulaire du visa démontre qu'il a respecté les conditions de son visa.




















