La vice-présidente du Venezuela a déclaré ignorer où se trouvent M. Maduro et son épouse et a exigé des États-Unis une "preuve de vie" les concernant, tandis que le numéro deux de la diplomatie américaine a proclamé une "nouvelle ère" pour le Venezuela.
Voici les réactions internationales à cette attaque de Washington, apparemment achevée selon un sénateur américain.
Colombie
La Colombie a annoncé le déploiement de troupes à la frontière avec le Venezuela.
Le président colombien Gustavo Petro, proche de Nicolás Maduro, a dénoncé ce qu'il a qualifié d'attaque américaine aux "missiles" contre Caracas, jugeant les actions de Washington comme une "atteinte à la souveraineté" de l'Amérique latine et estimant qu'elles provoqueront une crise humanitaire.
"Alerte générale, ils ont attaqué le Venezuela", a écrit le président colombien sur son compte X. Il a demandé une réunion "immédiate" de l'Organisation des États américains (OEA) et de l'ONU pour statuer sur la "légalité internationale" de ce qu'il appelle une "agression" contre le pays voisin.
Russie
"Ce matin, les États-Unis ont commis un acte d'agression armée contre le Venezuela. Ceci est profondément préoccupant et condamnable", a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué, estimant que "l'hostilité idéologique a triomphé du pragmatisme économique".
La Russie est un allié du Venezuela.
Iran
"Le ministère iranien des Affaires étrangères condamne fermement l'attaque militaire américaine contre le Venezuela et la violation flagrante de la souveraineté nationale et de l'intégrité territoriale du pays", a déclaré la diplomatie iranienne dans un communiqué, dénonçant "l'agression illégale des États-Unis". L'Iran entretient des liens étroits avec le Venezuela.
Union européenne
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a déclaré que l'UE suit de près la situation au Venezuela, appelle à la retenue et au respect du droit international, et réitère que Nicolás Maduro manque de légitimité.
Espagne
Le gouvernement espagnol a proposé, samedi, de servir d'intermédiaire. "L'Espagne appelle à la désescalade et à la modération" et se dit "disposée à offrir ses bons offices pour parvenir à une solution pacifique et négociée à la crise actuelle", a indiqué le ministère des Affaires étrangères.
Allemagne
"Nous suivons de très près la situation au Venezuela et prenons connaissance des derniers rapports avec une grande inquiétude. Le ministère est en contact étroit avec l'ambassade à Caracas. La situation reste encore floue à certains égards. La cellule de crise du gouvernement allemand se réunit aujourd'hui au ministère", a fait savoir le ministère des Affaires étrangères allemand.
Pologne
"Nous assistons à une attaque des forces américaines contre Caracas, la capitale du Venezuela. L'année 2026 commence donc par un coup dur. Nous aurons l'occasion d'analyser les répercussions de cette attaque sur la situation dans notre région. Un événement comme l'attaque américaine d'aujourd'hui contre le Venezuela affecte le monde entier ; nous réagirons et nous nous préparerons à cette nouvelle situation", a assuré le Premier ministre Donald Tusk lors d'une conférence de presse.
Italie
La Première ministre Giorgia Meloni a dit suivre de près la situation au Venezuela et reste en contact permanent avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Antonio Tajani, notamment pour collecter des informations sur les ressortissants italiens.











